La Vie Sait… #Poème


A lire en écoutant la chanson ci-jointe. Oui c’est du Priscillia et c’est complètement assumé 😀

Mes pas laissent des traces sur le sol,

Les formes de mon ombre difforme,

Se dessine sur l’ocre du paysage, le ciel d’azur se détache loin en dévoilant l’horizon,

Un trop-plein d’envies,

Pas assez de vie,

Trop de vibrations inachevées,

Et de quêtes plein la tête,

J’aurai aimé vivre à une autre époque et sillonner les forêts, s’oublier loin des pressions non choisies,

Je n’ai pas choisi d’être là, toi non plus,

Nous n’avons pas choisi notre temps, notre époque, notre sang,

Echoués comme des aventuriers perdus,

On contemple notre île, notre vie, déserte;

Le soleil nous éblouit trop fort,

L’eau brûlante, ne nous procure pas assez de réconfort,

C’est tout juste si elle nous réveille de la réalité attrapée en otage,

Elle se noie à travers nos mirages.

Eclairages diffus, désirs superflus,

La vie, une quête, des questions, si peu de réponses.

Alors je dessine et je trace, à l’encre de ma carcasse,

Je n’espère rien, je suis et j’agis. En vivant aujourd’hui, non plus à travers les fantômes du passé, mais en carburant à mes rêves éveillés.

Mes pas ne laissent plus de traces sur le sable mouillé,

Je m’élève loin vers l’éther, mon âme transportée, se libère.

Et mon corps, loin d’être absent, cette fois. Est ancré et bien là. Survivant physique aux batailles intérieures.

Je lève les yeux au ciel et marbré de nuages comme l’olympe, il couronne le soleil rougeoyant de différentes variations.

Dimensions, transitions, aberrations, aliénations.

Je ferme les yeux et mon âme envolée, n’est plus survoltée,

Elle se laisse bercer par le courant de la vie,

Et on verra bien à quoi les vents opposés m’auront préparée,

Ainsi ballottée de mers en mers, on ne peut plus se plaindre de la misère.

Faible, forte, je cherche de la chaleur humaine alors que je fuis la présence de mes semblables,

Trop immuables, prévisibles, sensibles,

Comme en cage alors que le cadenas à depuis longtemps, été déverrouillé.

Alors pourquoi, je ne peux pas me réveiller ? Pourquoi j’ai l’impression que peu importe tout ce que l’on peut construire, on prend un malin plaisir à se détruire ?

J’aimerais me protéger, fuir et comprendre le fin mot de l’histoire.

De ce monde qui marche à l’envers en fonçant droit dans le mur,

Recroquevillés dans nos armures, aurions-nous le courage d’y faire face en se regardant dans la glace ?

La Vie Sait…

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