Et si on sortait des sentiers battus ? #Réflexion


La découverte de l’année : les masters que l’on fait ne sont pas si représentatifs que ça du métier qu’on va vraiment faire. Et ça bien sûr personne ne nous le dit. On le découvre sur le tas. En ce cas, il me reste plus qu’à faire un master en littérature comparée, mention sociologie-anthropologie et imaginaire collectif. Et le métier ? Ben j’improviserais plus tard #Joke Cela me rappelle l’histoire de ce prof agrégé en littérature classique qui devient homme politique, cette laborantine qui devient journaliste, ce passionné en lettres qui devient Marketing Manager à l’étranger… Et tant d’autres exemples. Après bien sûr, cette théorie ne se vérifie pas pour certains corps de métiers bien spécifiques cf la médecine… Mais tout de même, on aurait dû nous prévenir histoire d’amortir le choc un minimum quoi T_T

Et puis d’ailleurs, je trouve le modèle sociétal complètement grotesque dans sa conception du « faut faire des études, mais pas trop longues hein et puis après tu ne feras qu’un seul métier toute ta vie. Pour payer ton loyer et mettre de côté pour une retraite que tu ne vivras peut-être pas. En gros, ne vise pas trop haut, réfrène tes rêves, tes ambitions et surtout ne pose pas trop de questions. Et ton bonheur sera basé sur l’attente d’un meilleur lendemain. »

Uniformisés, homogénéisés, fragilisés par la culture du qu’en diras-t-on. Et si à 30 ans j’ai un boulot, une maison, une voiture, un compagnon et un chat eh bien jackpot j’aurai atteint le bonheur absolu énoncé et tant attendu par la providence de connivence. Par contre ce qu’on nous ne dit pas c’est que ce modèle ne comble pas tout le monde. Avoir une licence, un master, un domaine de spécialisation bien défini : et alors que fait-on si on est intéressé par pleins de domaines ?

Eh bien tu choisis ! Tu n’as pas le choix voyons ! Enfin, pour ton bonheur, ne questionne jamais le sens des choses, car à trop questionner, tu pourrais te rendre compte que le monde est bancal, assis sur son faciès animal et brandissant comme un étendard de liberté son postérieur astral. Essayons de le remettre à l’endroit un tant soit peu, n’oublions pas de questionner ce qui nous entoure et surtout ce qui est à l’intérieur de nous. Le bonheur, la satisfaction sont personnelles et donner des normes universelles, ne fait que participer à l’atomisation généralisée de l’humanité, de ce qui fait la particularité de chacun. Soyons-fous, soyons atypiques, autorisons-nous à sortir du moule, même si parfois-souvent, on ne sait pas où cela mènera. Mais c’est la définition même de l’aventure non ?

C’est ainsi qu’entre affaires asiatiques, philosophie et littérature comparée, mon cœur balance… Affaires asiatiques pour tendre vers la diplomatie et poursuivre mon intérêt sur la Chine. La littérature comparée pour enrichir ma culture et affiner ma plume. Et enfin, la philosophie pour développer mon esprit critique et mieux comprendre le monde. Que choisir ? Des études pour être rentable financièrement, des études par passion ou pour donner du sens à sa vie ? A méditer, à trancher, à choisir, en sachant que rien n’est définitif…

What we have to remember is that we can still do anything. We can change our minds. We can start over. Get a post-bac or try writing for the first time. The notion that it’s too late to do anything is comical. It’s hilarious. We’re graduating college. We’re so young. We can’t, we MUST not lose this sense of possibility because in the end, it’s all we have. Marika Keegan, Yale University

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2 réflexions sur “Et si on sortait des sentiers battus ? #Réflexion

  1. Je ne suis pas sûr que le modèle soit si caricatural que celui que vous décrivez. Mais dans l’hypothèse même où il le serait, ce ne serait évidemment pas une raison pour s’y conformer.

    Après, sortir des normes est toujours prendre un risque et qui choisit de prendre un risque ne peut pas demander de disposer des mêmes assurances que celui qui n’en prend pas. Mais c’est évidemment – à mon sens – ce qu’il faut faire…

    • Oui je suis d’accord avec vous.
      Ma description caricaturale des choses peut s’expliquer par mon manque de recul sur la vie, je n’ai que 21 ans donc il me reste encore tout à apprendre 🙂 Merci de suivre le blog et d’avoir partagé votre avis, cela me fait très plaisir !

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