Young and Beautiful Inspiration #Poème


Poème écrit en écoutant « Young and Beautiful » de Lana Del Rey. Enjoy 🙂

Je suis hors du temps.

Dans cette dimension, rien n’est palpable.

Je suis intouchable.

Glacée et froide comme un fantôme figé à travers les méandres du Temps.

Ce maître qui m’ensorcelle.

M’attache et m’enserre.

De son étau de verre.

Malgré son emprise, je reste reine,

Car vers la pénombre où il m’entraîne,

Je maintiens les chaînes,

Et les règles du jeu sont miennes,

Tracées dans l’encre noire de Chine,

Je marche pieds nus,

A travers les dédales de ce château inconnu,

Qui n’appartient à aucune époque, le futur et le passé n’existent plus,

Figés dans une beauté insipide,

Le tout coloré de noir et blanc, faisant ressortir la nature de ce monde de manière si lucide,

Les échos de ma voix se répercutent,

Seul le crissement de mes pas qui s’élèvent,

Répondent à la misère de mon cri si éphémère,

Will you still love me when I got nothing but my ache and soul

Les volants de ma robe noire,

Absorbent la chaleur solaire,

De ce monde lunaire,

Lunatique,

Erratique,

Erotique,

Mes larmes cristallisées,

Chantent en chœur à l’unisson de tous les cœurs délaissés,

Et je me prélasse dans ma sphère intouchable, dans mon château de sable,

M’aimeras-tu lorsque la vie aura fini de nous ?

Lorsque notre amour scellera son union sacrée avec la mort au bal des carnivores ?

M’aimeras-tu encore lorsqu’il ne restera de mon enveloppe charnelle que des lambeaux rassis ?

M’aimeras-tu encore une fois lorsqu’il ne restera plus rien ? Lorsque mon regard brillera de sa dernière étincelle et que même nos souvenirs nous auront trahis ?

Et qu’ils s’éloigneront à travers la rivière infinie des heures indécises qui défilent, imprécises,

Si lointaines,

Si incertaines,

Comme du papier mâché,

Mélangé à de l’acrylique turquoise desséchée,

M’aimeras-tu même si je te demandais de te perdre pour moi ? M’aimeras-tu encore une dernière fois avant que mon âme ne s’éteigne aux premières lueurs du jour incandescent ?

Ne t’en fais pas, je ne te demanderais jamais de te perdre pour moi,

Car je suis trop préoccupée à me prélasser et à traverser le temps,

Dans mon château en noir et blanc,

Dans lequel je suis seule maîtresse des lieux,

Où je peux me perdre et me retrouver à ma guise,

Libérée de toutes les assises de conscience,

Au plus près de soi, plus besoin de décence,

Là, où je porte mes souvenirs fragilisés autour du cou,

Comme des perles de diamants, éternelles, sans tabou.

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