Cher Humain #Prose Poétique


Cher humain, je sais bien que tu n’as pas demandé à atterrir sur Terre, mais tel fut ton destin. Ton enfance fut joyeuse, heureuse ou peut-être même difficile, atroce. Peut-être que tu as vécu orphelin sous l’assaut des guerres qui sévissent, ou peut-être que tu viens d’une famille aisée, qui n’a jamais mis les pieds elle-même au supermarché: vos commis s’en chargeaient.

Cher humain, peut-être viens-tu d’orient, d’occident. Peut-être même que tu viens d’une autre contrée, inconnue à ce jour. Alors tu as dû grandir, en humain, civilisé ou barbare, cannibale ou à la violence ancestrale qui ne t’a fait aimer que le sang et les cris de souffrance provenant d’autrui. Humain, comme tu es, faible, misérable, tu as voulu conquérir des contrées, des peuples entiers. Tu as voulu conquérir bien des coeurs aussi, des femmes, des hommes. 

Peu importe tes richesses, ton pays, ton rang social, ta mélodie, ta chanson, ton blason, humain tu es et dans la sphère terrestre de la vie tu resteras. Alors parfois, lorsque tes besoins de subsistance furent comblés, tu levais les yeux au ciel en te demandant, le pourquoi du comment. Pour revenir à ta propre réalité palpable.

Cher humain, tu as sûrement dû te rendre compte de ta petitesse et de toute la fragilité de ton être. Tu es frappé, on te blesse, tu es touché, tu en trembles. Et il y a aussi tous ces moules dans lesquels tu dois rentrer, selon le modèle sociétal culturel encastré. Enchaîné.

Et si cher humain, tu avais été né sur une île déserte ou en antarctique, que serais-tu devenu ? Aurais-tu eu les mêmes pensées ? Les mêmes envies d’acheter une voiture, une maison à deux étages, l’envie d’avoir 2 enfants et demi et d’acheter tout ce maquillage ?

Et si cher humain, on ne t’avait rien appris de ton histoire, de ton pays, serais-tu allé à la recherche des réponses aux questions que tu te poses? 

Cher humain, cher homme, chère femme, peu importe ton statut, peu importe ta comédie, peu importe la connerie humaine, peu importe les chaînes qui t’entravent, peu importe ta haine envers ton voisin parce qu’il a sniffé plus de blé que toi et que ça lui est plus facile. Peu importe. Peu importe ta famille, peu importe ta religion, tes croyances, tes oignons. 

Peu importe cher humain, tout ceci ne compte pas ce soir, car je t’offre mes mots. Des mots brûlants à la recherche de ma vérité, sur le chemin, j’espère t’éclairer un tant soit peu, même si je l’avoue, cher humain, qu’il m’arrive de me perdre sur les ombres qui jalonnent les sentiers. 

Je t’offre ces mots pour panser tes maux, je t’offre de mon affection pour masquer tes afflictions, je t’offre un peu de mon confort, de ma sécurité, de ma paix et de ma sérénité pour que tu te sentes moins seul. Cher humain, n’oublie pas que nous sommes des milliers, des milliards, à se lever, en harmonie temporaire, éphémère, calibrée sur le cadran de maître le Temps. N’oublie pas que nous avons tous, des blessures, des souffrances, un passif, des violences, un passé, un bagage, une valise. N’oublie pas que nous avons tous des souvenirs, des émotions, des sentiments, des sensations. N’oublie pas qu’on se pose tous, plus ou moins les mêmes questions. 

Cher humain, peu importe tout ceci, le bien, le mal, la politique médiatique, les tracas, les fracas, peu importe. 

Peu importe ta solitude ou bien ta sollicitude. 

Peu importe car saches que tu es aimé. 

Tu es aimé pour ta perfection. Observes ton visage, même brûlé par les ravages. Il est beau.

Tu es aimé pour tes forces qui te permettent de protéger naturellement ceux que tu aimes,

Tu es aimé pour ta faiblesse, elle te rend plus humain que tu ne le seras jamais. Ne cache pas tes larmes, s’il-te-plaît.

Une vie sans émotions, en noir et blanc, ne vaut pas d’être vécue crois-moi. 

N’aie pas peur de ce que tu es car les personnes qui t’aiment, le feront naturellement, pour ce que tu es, simplement.

Ta place sur Terre est vacante, ton tour est arrivé, pour te laisser de la place, de l’espace, pour que tu sois.

Alors on t’aimera pour cela, et non pour les masques trop pailletés que tu porteras.

Cher humain, peu importe tes manquements physiques, intellectuels, spirituels ou même moraux. Libre à toi d’en faire ce que tu veux, une opportunité pour grandir et te transcender ou pour t’enfoncer toi-même un peu plus, dans la boue, dans la gadoue. 

Cher humain, tu ne me connais peut-être pas, peut-être ne me liras-tu même pas, mais j’espère que ces mots, pour un laps de temps infirme, infini dans l’espace, ils t’auront rappelé, que peu importe, quelqu’un t’aime. 

Amour universel, intemporel, à déverser en seaux pailletés mordorés, sur l’univers ensommeillé, pour un peu plus d’espoir.

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