A l’ombre de nos intentions #Poème


Ta passion sera ton épreuve, pour ou contre toi, elle te démolira en te consumant à petit feu ou bien elle te guidera avec une énergie indescriptible vers l’accomplissement de ton être.

Ta passion sera ta fin ou ton début. Ton accomplissement ou bien ta perte. Ta victoire ou bien ta défaite. Ta promesse, ton don, ton pardon ou bien ton absolution. Ma plume sera pour ou contre moi, mon étendard de paix ou mon lance-flamme incandescent destructeur. 

A l’ombre de nos intentions, nos coeurs logés, esprits reliés à l’humanité, corps ravagés, anxieux, insatiables, aux tensions intenables,

A toi de choisir selon quel éclairage tu souhaites vivre ton épreuve. Si tu préfères plonger dans la langueur des jours qui défilent, te réfugier dans la paresse qui te titille, et te protéger de tout, à l’arrière, dans les tranchées reculées, en restant recroquevillée. Alors restes comme cela, comme l’enfant capricieuse que tu étais ou bien l’ado rebelle qui sommeille encore un peu, à l’intérieur.

Mais si tu veux vraiment grandir, déployer tes ailes, malgré les cicatrices, malgré les sillons rouges qui dégoulinent. Alors avances, un petit pas, chaque jour.

Mais n’oublie pas que ton épreuve te mettra quand même à terre. Tu ne seras pas plus forte, détrompes-toi, ranges ton égo et souviens-toi, que tu n’es absolument rien. Souviens-toi que peu importe sur quel trône tu siégeras belle guerrière, tu seras toujours et à jamais qu’assise sur ce qui te sert de postérieur.

Souviens-toi cher ami éprouvé que des épreuves passées, tu en ressortiras fragilisé, sensibilisé et c’est précisément à ce moment là que cette flamme te rendra plus beau à travers toute la faiblesse de ton humanité.

Nos passions peuvent nous rendre esclaves de nous-mêmes, mais elles peuvent aussi être une source inépuisable d’enseignements. A nous d’en savoir tirer profit. A ta mort, peu importe tes croyances, peu importe tes doléances, tu seras seul. Il ne restera plus rien. 

Alors que choisir, que faire et avons nous le choix ? Vivre pour travailler ou travailler pour vivre ? Aimer pour survivre et s’y réfugier en s’oubliant ou aimer pour grandir et évoluer ?

Nos richesses ne nous sauveront pas,

Notre position sociale ne nous servira pas,

Notre amour finira par se consumer à travers les siècles,

Alors que restera-t-il ? 

Rien, mis à part les grains de sables, que tu auras semé, dans ton humble humilité.

Que tu te seras forcé à donner même lorsqu’à l’intérieur, tu n’avais plus la force de sourire,

Même dans ces moments où les larmes se tassaient en ton âme endolorie, fatiguée des remous intérieurs incessants,

Ne soyons plus esclaves de nos passions, mais apprenons à les laisser mûrir en nous, pour en faire quelque chose de beau, en ressortir grandis même fragilisés et espérer égayer un peu plus chaque jour, à la mesure de nos petits grains de sable insignifiants, semés par-ci par-là, ensemble, avec peu plus de sens et d’amour. 

Le plus dur n’est pas écrire, écrire c’est facile, je pourrais écrire des romans à l’eau de rose jusqu’à l’infini, je pourrais mettre à nu toutes mes peines et pleurer sur mon sort. Je pourrais réinventer le monde des milliers de fois, mais je n’en serais jamais rassasiée. Car la seule chose qui peut nous satisfaire enfin, sera, à l’ombre de nos intentions sincères, trouver une issue qui donne du sens à ce que nous faisons, sans nous perdre, sans s’oublier, sans oublier, toute la fragilité de notre humanité.

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