Le Temps Mort (Restez, c’est sympa promis !)


Je parle très souvent du combat, de la survie, alors un peu plus de détails et des pistes de réflexion. #Happy !

Se battre pour ses rêves, ne rien lâcher, se surpasser et avancer… Toujours la même rengaine n’est-ce-pas. Alors contre qui et pourquoi se battre? D’où me vient toute cette hargne et énergie ? A mon avis l’esprit combatif que j’ai, s’est développé au fur et à mesure du temps et dépend de plusieurs facteurs. Je ne reviendrais pas sur ces derniers, vous en connaissez déjà sûrement quelques uns et il ne s’agit pas ici de mon insignifiante personne, mais plutôt de partager avec vous ce que j’ai retenu de mes expériences passées pour que vous en tiriez profit à votre guise.

Enfants et adolescents, nous avons tous eu plusieurs combats extérieurs, en interaction ou opposition avec la société, notre famille, nos amis, autrui en somme. Mais également des combats intérieurs nombreux et complexes, qui se défont comme des noeuds, sous l’assaut du temps, si et seulement si on prend le temps de s’écouter pour mieux se comprendre et rencontrer ses peurs. Et si on a la chance aussi d’être bien accompagnée. 

A mon avis, la vie se compose de plusieurs cercles d’existence, on reste nous-même, la même âme, le même coeur et esprit mais la seule chose qui change est l’angle d’évolution. Notre âme peut s’éclairer si elle est nourrie par ce dont elle a besoin, de même que le coeur peut aimer et rayonner si on lui donne ce dont il a besoin ainsi que l’esprit qui peut évoluer, grandir, s’ouvrir à de nouveaux paradigmes de pensées…

Mais parfois notre âme s’assombrit, notre coeur s’éteint peu à peu et notre esprit se sclérose. Parfois même, et c’était mon cas jusqu’à récemment, on finit par se complaire dans notre mal-être et qui n’avance pas, régresse cf Théorie de la bicyclette.

Le fait est que j’ai longtemps combattu contre tous les maux intérieurs qui me touchaient. Mon passé n’est pas terrible en soi et je suis satisfaite de ce qu’il a été sans aucun regret. Avant, je voulais y retourner pour vérifier si tout ce que j’y avait fait était en cohérence avec moi-même. Etrange idée. Maintenant je sais que si j’avais le choix et la possibilité d’y repartir, je n’irai pas car si je devais revivre tout mon passé, je n’y changerai rien, pas le moindre mot, ni la moindre parole. Et c’est parfait comme ça l’a été parce que ça me pousse à évoluer, changer et grandir.

Comme tout un chacun, en évoluant, j’ai fait le tri des personnes importantes et qui font partie de ma vie, le tri de mes priorités, de mes rêves, de mes objectifs et de ce qui est le plus important. J’ai appris à me connaître : mes failles, mes mauvais penchants, mes qualités et facilités aussi. Bref ma vie à l’heure où je vous parle a été désintoxiquée de toute source de perturbation extérieure et intérieure. Je vous conseille d’en faire de même. Il ne s’agit pas de faire une sélection naturelle de vos contacts mais juste de ne garder que les gens positifs et qui vous font du bien.

J’avais lu quelque part que nous sommes la somme des personnes que nous côtoyons le plus, dans le sens que si vous vous entourez d’artistes par exemple, vous aurez plus de chance de développer votre talent créatif. Il en est de même pour les personnes déprimantes, qui se plaignent tout le temps ou des personnes joyeuses, qui aiment la vie et prennent soin de vous, d’elles-mêmes et des autres.

J’en reviens à la trame principale de mon article. Après avoir fait face à plusieurs combats, sur plusieurs plans et en ayant filtré le plus important, à tous les niveaux, je me suis rendue compte que le dernier combat, qu’il reste à faire, celui de toute une vie, est celui avec et envers moi-même. On ne peut pas rêver améliorer le monde sans se changer d’abord soi-même. Ridiculous.

On passe trop de temps à reprocher aux gens leur comportement, à reprocher à la société d’être pourrie, au soleil de ne pas briller tous les jours, au boulanger de ne pas cuire plus rapidement le pain au chocolat. Bref, on se plaint, on se complaît dans la souffrance, on se renferme sur soi-même et on reste bloqué à ce stade-là.

Avant j’étais comme ça alors que je suis une personne plutôt enjouée et optimiste. C’est ensuite que j’ai remarqué qu’après avoir réglé les questions principales sur le sens de ma vie, d’autres sont apparues. Et c’est ce qui est si fascinant quand on essaie de travailler sur soi-même au quotidien pour s’améliorer : ça ne finit jamais. Sitôt qu’on découvre quelque chose et que c’est rééquilibré, on trouve autre chose. C’est comme une bobine qui se déroule à l’infini. Alors bien sûr c’est fatiguant mais tout aussi passionnant et la vie serait si ennuyeuse si on ne changeait pas de lunettes de temps en temps ! 😀

Ainsi en déblayant le terrain je me suis rendue compte d’un problème majeur dans ma vie ; si je le réglait et je compte bien le faire ! Alors ma vie sera enfin à la hauteur de mes exigences parce que j’aurai été fière de moi d’avoir tout donné en toutes circonstances. Et mes actions seraient aussi à la hauteur de mes idées. Et j’en ai beaucoup d’idées, mais comme je le disais dans un autre article, parler et écrire c’est facile, mais PRATIQUER ça l’est beaucoup moins.

Ce que je suis en train de régler, c’est mon rapport au temps qui passe. Et c’est pour cela que je parle du temps mort en titre. Depuis mes souvenirs les plus lointains, j’avais pris l’habitude de vivre plus dans mon monde que dans la réalité et de rêvasser à ce que je pourrais faire, ce que ça donnerait et comment je pourrais le faire de la meilleure façon. Mais le souci étant que je n’agissait que très peu, car le rêve me servait de refuge et c’était si reposant de se dire que l’on va faire quelque chose tout en étant habité par l’énergie qui nous pousse à agir mais sans jamais le faire.

Je croyais qu’il s’agissait de paresse mais en fait non : je me refusais d’agir car j’avais peur. Peur des résultats que j’allais fournir Et si cela ne marchait pas ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et si au contraire ça allait cartonner ? Et si je n’étais pas prête ? Et si je devais d’abord attendre de me former et d’être diplômée pour agir? Et d’être plus mature ? Plus sûre de moi? Sauf que de si en si, on ne fait jamais rien.

C’est surtout mon retour de voyage de Chine qui m’a fait prendre conscience à quel point j’étais heureuse là-bas car je gérais super bien mon temps en agissant à la mesure de mes idées car je savais que mon année sur place était comptée et qu’elle ne reviendrait pas. Le hic s’est fait au retour où tout me semblait différent. J’ai mis du temps pour comprendre d’où me venait se décalage entre mes actions et mes pensées.

Pour l’heure, deux options s’offraient à moi : soit je fuiyais en choisissant la facilité de faire un master dans une autre ville ou même à l’étranger car je sais que maintenant je gère mieux ma vie et mon temps en terrain inconnu hors du cocon familial où j’ai tendance à « me reposer » sur ma famille. Soit j’affronte la situation maintenant.

J’ai bien sûr choisi la seconde option car si je ne règle pas mon problème de fuite de la réalité maintenant, je ne le ferais que le traîner partout avec moi. On peut faire le tour du monde mais si quelque chose n’est pas réglé à l’intérieur de soi-même, ça restera non résolu, peu importe que l’on habite à Kyoto, Pékin, Londres ou Amsterdam. Et comme me l’a dit mon cher père« ce que tu n’accomplira pas aujourd’hui, finiras par te retomber dessus demain. »

De toute manière, je n’ai jamais opté pour la facilité dans ma vie et ça n’est pas près de changer. Alors pour l’heure je fais un travail de titan pour rester ancrée à la réalité, pour faire ce que j’ai à faire en temps et en heure (et pas seulement quand ça m’arrange) C’est très difficile pour une personne comme moi qui ne supporte pas la moindre marque d’autorité. Avant, je me trouvais trop souvent ‘hors temps’ d’où le temps mort. Cela signifie vivre dans sa tête au lieu de vivre pleinement dans la réalité : ça s’exprime par un regard dans le vide, se perdre dans son esprit, être lent et faire en 10 ans quelque chose que vous êtes normalement capable de faire en 10 min. Côté perfectionniste à recalibrer également. J’ai appris que l’on peut faire les choses bien et vite, ça marche, ça accélère son train de vie et ça fait beaucoup de bien.

Etre hors temps c’est aussi une forme de rébellion car on ne dort pas, mais on est ni dans l’action ou dans la perte de temps. Certaines personnes qui ne font rien de spécialement utile de leurs journées à part se divertir, vivaient plus heureuses que moi avec mon trop-plein d’idées. Vouloir défier le temps est impossible et ça se traduisait aussi par le fait que j’étais souvent en retard alors que j’avais le contexte propice pour être à l’heure. Fuir le temps, la réalité, c’était aussi refuser de grandir, d’évoluer, de découvrir de nouvelles choses en sortant de sa zone de confort. Et surtout se refuser de se préparer mentalement et psychologiquement à une vie d’adulte, avec tout ce que ça implique. Je crois que j’ai longtemps été protégée de la réalité, l’entourage protège, mais pas que. Pourtant, comment peut-on véritablement se construire si l’on ne confronte pas la réalité en la prenant en pleine face?

Je vis de moins en moins dans mon monde et ça fait mal parce que c’est nouveau. Je crois qu’il s’agit d’un processus normal mais plus le temps passe plus je bascule dans la réalité du terrain comme on dit. Et c’est cela qui me fait peur. Mais je n’ai plus le droit de rester recroquevillée dans ma chambre avec mes bouquins, mes livres et mes dessins en m’éloignant de tout ce qui est susceptible de me submerger et déstabiliser. Car à trop vouloir se reposer dans sa zone de confort, on finit par en finir prisonnière. Et je ne peux plus agir à 21 ans, de la même façon qu’à 17 ou 18 ans. Cela reviendrait à me voiler la face // sans jeu de mots 😀

Ainsi de façon parallèle à la gestion du temps sans pression, en laissant les choses aller tout en disciplinant mes émotions/pensées, sans pour autant les débrancher ou m’y noyer, il y a aussi se recalibrage vers la route du réel qui se met en marche. Il a fallu que je passe par plusieurs extrêmes pour enfin trouver le juste milieu.

Et puis être complètement présente dans la réalité physique ne signifie pas que je vais perdre mon petit monde intérieur et mes délires artistiques créatifs car les deux sont compatibles. Cela s’exprimera juste de manière différente. De toute manière, je ferais tout pour garder mon âme d’enfant, c’est trop précieux. Et je ne veux pas devenir une adulte qui croule tellement sous les habitudes qu’elle en perdrait même sa joie de vivre. Je sentais bien aussi que je basculais de plus en plus dans la réalité, et que cette réalité actuelle a aussi son côté magique. Et surtout que la réalité sera toujours meilleure que mes rêves car elle est réelle, vraie et palpable. Je souligne que vivre plus dans son esprit que dans le réel n’est pas un phénomène propre à ceux qui lisent trop ou quoi, c’est juste l’une de mes spécificités qui est liée à mon vécu… #Séquelles

Ainsi mes combats sont pluriels et le terrain enfin déblayé à besoin de nouvelles fleurs. Cela prendra du temps d’apprendre à être avec moi-même pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur de ce que je m’autoriserai à être car se refuser à entrer pleinement dans la réalité c’est aussi refuser une partie de son existence. Et pour le pire en m’empêchant de sombrer dans d’anciennes mauvaises habitudes d’auto-destruction.

En somme plus d’action, moins de prise de tête. C’est aussi vivre la vie comme elle vient sans trop planifier et se poser de questions et vivre au jour le jour comme si c’était le dernier. Et surtout finir mes projets délaissés. Avant je sous-estimais le temps et le contexte, comme si j’allais toujours vivre avec ma famille, au même endroit, et ne jamais évoluer pour faire ma propre vie comme on dit. Comme si tout serait toujours pareil qu’actuellement, que rien ne changerait et que tout resterait figé.

Mais après plusieurs ‘claques’ de la vie qui m’ont bien réveillée (surtout après My Chinese Wake Up Year) j’ai compris que je n’ai pas le choix de me soumettre aux règles du temps comme tout le monde et d’agir. C’est cela mon combat de tous les jours, avancer malgré cette peur à l’intérieur. Peur d’être pleinement soi-même et la peur de l’inconnu qui vient après le fait de s’être confrontée à la réalité. 

Et si je finissais tous mes projets commencés ? Et si je finissais enfin tous les articles que j’ai envie d’écrire, aurais-je d’autres idées toutes aussi géniales? Et si je me donnais les moyens d’être encore au plus proche de ce que je veux être ? Qu’est-ce-que ça donnerait ? (ça serait magnifique *_*) Qu’est-ce-qu’il y aurait après ? Changer de cercle et accéder à de nouvelles étapes de la vie ne risqueraient–t-elles pas de nous faire perdre tout ce que l’on a construit avant ?

Il est certain que si je ne tente pas d’aller jusqu’au bout, je n’en saurai rien… Et je ne veux pas de regrets donc à mon habitude, je ne lâcherai pas l’affaire ! So go go go, I AM A FIGHTER even if Im still afraid of everything !

Clip de Namie Amuro qui joue le rôle de Amane Misa dans le Spin-off de Death Note que je viens de découvrir, faudrait le voir pour se replonger dans l’ambiance. Death Note était l’un de mes mangas préférés. Comme quoi, quand on parle de cycles, rien n’est anodin. #Synchronicités.

Le processus d’extraction par l’écriture de tout le méli-mélo qui était dans ma tête et qui a donné lieu à cet article, m’a prit les deux soirées passées. Psychologiquement/émotionnellement fatiguée mais heureuse et soulagée. Vider, Vider, Vider! Et vous, quels sont vos combats intérieurs du moment ? 

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