Place de l’islam politique pendant les révolutions arabes #Recherche


Dans le cadre universitaire, j’avais fait une recherche sur les révolutions arabes et les questions religieuses. Je vous partage donc ce texte dans la même optique que celui d’hier qui portait sur les méthodes de traduction : il s’agit d’un simple partage de connaissances. Vos opinions religieuses et politiques, ne regardent que vous. Je publie avec (un peu, beaucoup) d’appréhension car la thématique est nouvelle. Bonne lecture et surtout bonne réflexion !

Introduction

1- L’islam au cœur des révolutions

a- Qu’est-ce que l’islam?

b- L’origine de ces révolutions est-elle d’ordre religieuse?

II- La place de l’islam politique durant ces révolutions

a- Existe t-il un Islam politique?

b- l’Islam est-il compatible avec la démocratie?

c- Peut-on parler de mouvements et de partis islamiques ?

d- Un Etat « islamisé » est-il envisageable?

e- influences, enjeux et pressions au-delà de l’Islam

Conclusion

Les révolutions arabes et l’islam

Les révolutions arabes ont soulevé de nombreuses questions. Quelles soient d’ordre politique, économique ou encore religieux, il convient de se poser les bonnes questions et de ne pas tomber dans des conclusions hâtives. Il convient de préciser, que nous ne pourrons comprendre les événements présents, qu’en prenant du recul et qu’à la lumière d’un climat apaisé dans plusieurs années, à l’issu de ce processus. L’analyse suivante, n’est ni un décryptage sociologique, ni une présentation historique des événements qui se déroulent dans le monde arabe depuis quelques années. Mais c’est seulement un exposé qui tentera, de répondre à la question suivante : quelle place occupe l’Islam au niveau politique dans ces soulèvements? On tentera donc d’exposer la position de l’Islam en tant que religion face à ces soulèvements. Ensuite, il serait intéressant de présenter la place de l’Islam au niveau étatique. La place de cette religion dans ces révolutions se traduit majoritairement au niveau politique, c’est pour cela que nous nous sommes centrés dans ce domaine. Et pourquoi avoir choisi cette religion et pas une autre ? Tout simplement, parce que les pays étudiés sont à majorité de culture, de tradition et de religion arabo-musulmane.

1- L’islam au cœur des révolutions

a- Qu’est-ce que l’islam?

L’islam apparu vers la fin du V siècle et au début du VI siècle en Arabie. L’islam est une religion monothéiste se basant donc sur l’unicité de Dieu. Le message Divin est le Coran, c’est le livre saint des musulmans. Il fut révélé au Prophète Mohamed Ibn Abdallah par l’intermédiaire de l’ange Gabriel en langue arabe près de la grotte Hira à la Mecque. Ensuite, cette religion se propagea à travers le monde, sur plusieurs siècles. Même si elle fut révélée aux arabes, elle d’adresse à toute l’humanité sans distinction. Son message universel, demande à l’Homme de se replacer en tant que créature du Seigneur, de se recentrer sur les buts, de bien agir et de viser l’excellence dans son comportement. L’islam établit un équilibre, c’est un mode de vie, une philosophie et bien plus qu’une simple religion. Elle a su lier foi et dogme, éthique et morale, avec un rapport de gratitude au Transcendant et une immense miséricorde envers les Hommes sans distinction. Il est bon à savoir que l’islam se base sur 5 fondements rituels (l’attestation de foi, la prière, le jeune, le pèlerinage et l’aumône) et sur 6 fondements spirituels (croire en Dieu, aux anges, aux livres, aux prophètes, au Jour Dernier,à la destinée)

b- L’origine de ces révolutions est-elle d’ordre islamique?

Tout d’abord, il est important de dire que les révolutions sont une tendance de l’histoire, dues aux évolutions des peuples longtemps assujettis à leur gouvernement. En ce sens, ces révolutions ne sont pas d’origine islamique comme on peut l’entendre avec un référent concret, mais sont l’œuvre d’un peuple, d’un mouvement commun.

Les peuples touchés se sont consternés contre l’abus de leurs gouvernements. Les revendications sont d’ordre sociales, politiques et économiques. Les peuples se battent tous au nom de valeurs universelles telles que la justice et le droit à la liberté. Les révolutions se sont établies soit de façon plus ou moins pacifique avec des slogans et des objets de mobilisation (Cas Tunisien). Soit, elles ont été objet de violentes répressions (exemple du cas Syrien et Égyptien).

On peut relever les motivations communes à tous les peuples qui se sont soulevés :

  • la demande d’une transparence politique
  • la lutte contre la corruption
  • une volonté de partage équitable du pouvoir et des richesses
  • une revendication d’élections libres

Cependant, il convient d’ajouter que même si ces révolutions ne se sont pas positionnées au nom de l’islam, il faut préciser un fait. On sait que l’islam vise l’harmonie en prônant le respect de chacun et se positionne comme lutte contre toute forme d’abus, d’excès, de corruption, il serait donc faux de se dire que les principes islamiques n’étaient pas présents. En effet, toute forme de bonté est par définition islamique, ces soulèvements ne se donnent donc pas pour motivation l’islam mais ils restent néanmoins basés sur ce dernier en tant que fondement intrinsèque porté par la conscience morale.

Ainsi, cette première partie nous a permis de mieux comprendre l’islam et de répondre à la question de l’origine religieuse des révolutions. En effet, tout dépend de la notion en qualité d’origine islamique que l’on pose concernant les révolutions. On peut répondre de façon négative au fait qu’il y ait eu une revendication de fait. Mais, on peut affirmer que si tous se sont révoltés pour des principes honorables, alors le fondement moral des peuples est islamique.

II- La place de l’islam politique durant ces révolutions

Dans cette seconde partie, l’exposé tentera de présenter la place de l’islam au niveau politique.

a- Existe t-il un Islam politique ?

« L’islamisme » ou « islam politique », c’est « l’utilisation politique de l’islam ». Pour Olivier Roy, sont « islamistes les mouvements qui voient dans l’islam une idéologie politique et qui considèrent que l’islamisation de la société passe par l’instauration d’un État islamique. » (L’Histoire, janvier 2006). Comme nous l’avions dit précédemment, l’islam est une religion mais aussi une idéologie. Certains pensent donc que cette idéologie peut leur permettre de tirer profit sur le plan politique.Ainsi, je ne parlerai pas d’islam politique mais d’islam « politisé ».

b- l’Islam est-il compatible avec la démocratie ?

Pourquoi ne le serait-il pas ? Depuis plus d’un demi-siècle, on tend à nous faire croire que l’islam est le frère du terrorisme, qu’il incite la violence. D’où l’étonnement, quand on évoque un islam démocratique. Mais de nombreux sociologues ont démontrés que les 10 sociétés les plus violentes (dont le Brésil, Argentine..avec de nombreuses guerres civiles) au monde ne sont pas forcément de tradition musulmane.

Il faut d’abord redire que ces révolutions ne sont pas contraires à l’islam dans le sens où toute action contre l’injustice est un devoir pour le musulman. L’islam peut parfaitement être en adéquation avec le progrès et la modernité. La dictature, la violence ne sont en aucun cas prôné par cette religion contrairement à certains comportements qui voudraient le faire croire.

Il faut que le monde sorte (autant les occidentaux que les orientaux eux-mêmes) de cette vision binaire qui énoncerait le principe que tous les musulmans sont contre les laïcs. Et que tous les laïcs sont démocrates et que par conséquent tous les musulmans sont contre la démocratie. Il n’en ait rien parce que tous les laïcs ne sont pas démocrates et tous les musulmans ne sont pas radicaux, tout simplement. De plus, « L’islam est un mot qui n’interdit en rien aux musulmans d’être des adeptes de la laïcité, pas plus que le christianisme ne prédisposait les chrétiens à le devenir » énonce avec intelligence Jean-François Bayart.

Nous pouvons évoquer l’exemple du modèle Turque avec un parti démocratique d’Erdogan et du parti de l’A.K.P. (Adalet ve Kalkınma Partisi), le Parti pour la Justice et le développement) . Ceci montre que la démocratie et l’islam, loin d’être en opposition, peuvent cohabiter. Même si l’évolution vers la liberté reste complexe et coûteuse, à un lourd prix de vies humaines, il ne faut pas oublier que c’est justement les processus démocratiques en cours, fragiles et chaotiques, qui portent en eux-même les germes d’une laïcité future. C’est le moment d’être dans le sens de l’Histoire et de ne pas désespérer.

c- Peut-on parler de mouvements et partis islamiques ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un parti islamique? C’est, selon Olivier Roy « ceux qui voient dans l’islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société » (Le Monde, 14 février 2001)

Les partisans d’un islam politisé n’ont pas été à l’initiative des premières manifestations en Tunisie, ni en Égypte et ni en Libye même s’ils ont assez rapidement rejoint le mouvement. La place des groupes politiques musulmans dans ces révolutions est secondaire car comme nous l’avions énoncé ils ne sont pas à l’origine des soulèvements de façon directe. De plus, le contexte des pays en révolution diffère, par exemple les acteurs politiques musulmans furent peu présents en Tunisie mais ils ont accompagnés le mouvement en Égypte avec le parti des frères musulmans. En outre, il est important de relever l’importance de jeunes blogueurs qui ont également pris parti aux révolutions à l’aide de réseaux sociaux.

Par ailleurs, outre le rôle d’accompagnement des sociétés, ces partis ont un discours d’ordre moral qui relève aussi d’une identité populaire et collective. Ils peuvent servir à réconforter les citoyens inquiets par les changements en cours et à la recherche de recettes traditionnelles et conservatrices. Ils ont ainsi le soutien du peuple. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces partis et mouvements islamiques sont organisés, pragmatiques.

Il y a trois paramètres non négligeables propres à la majorité des partis dits « islamiques » :

  • Ils sont minoritaires, ils sont peut-être le parti le plus fort en relatif, mais ils sont bien souvent minoritaires
  • ils sont toujours divisés. En Égypte, on en est aujourd’hui à quatre partis issus des Frères musulmans Il y a un éparpillement de l’offre politique qui trouble les partisans de l’unité.

  • les partis islamistes ne sont pas à l’origine des processus révolutionnaires : ils ont été réactifs et ont pu y jouer une part, négligeable en Tunisie, importante en Égypte, moins en Libye. Mais souvent dans un second temps.

Il ne faut pas oublier que les mouvements islamistes étaient les plus populaires parmi les opposants aux régimes autoritaires en place dans le monde arabe, depuis une vingtaine d’années » En outre, le poids de la « génération Twitter » a en raison même de sa portée médiatique, été surévalué. Il est donc logique que des élections non truquées rendent aux partis islamistes « toute la place dont ils avaient été exclus » auparavant, selon François Burgat.

Sans compter qu’une partie des électeurs a voté en leur faveur pour des raisons non religieuses, « par exemple pour sortir les sortants », comme le souligne le politologue Jean-François Bayart, dans Le Monde. Enfin, « Il est logique que dans des pays de culture musulmane la population choisisse des partis de sensibilité musulmane » comme le dit Jean-Noël Ferrié. On peut aussi voir dans le succès électoral des partis islamistes un besoin de retour à l’ordre après la période des manifestations de rue.

Ainsi, les partis islamistes sont présents dans les pays arabes. Et leur succès électoral va les faire passer de la conquête du pouvoir à l’exercice du pouvoir. Et ils « ne sont pas à l’abri d’une sanction électorale, s’ils déçoivent eux aussi » avertit Jean-Noël Ferrié.

d- La création d’un État dit « islamisé » est-elle une solution?

Aujourd’hui, les courants dominants de l’islam politique sont en train de parler d’un État civil et pas d’un État islamique. Cela veut dire qu’ils sont en train de se poser la question de savoir quelles sont les modalités de leur prise de pouvoir s’il advenait qu’ils viennent au pouvoir.

Il ne faut pas oublier que la question du rapport entre politique et religieux, sera l’une des clefs de la suite de l’histoire, pour au moins trois raisons :

  1. D’abord, parce qu’en reconstruisant un pays, avec l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’Égypte et la Tunisie seront confrontées à l’héritage politique qui s’accommodait d’un lien privilégié entre l’islam et l’État. En Égypte, c’est l’article 2 de la Constitution qui “fait débat” : “L’islam est la religion de l’État dont la langue officielle est l’arabe ; les principes de la loi islamique constituent la source principale de législation”. En Tunisie, c’est l’article premier qui créé la controverse “La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain: sa religion est l’Islam, sa langue l’arabe et son régime la république”. L’enjeu est de trouver le point d’accord entre la référence à l’islam et la forme sécularisée des nouvelles constitutions. Le débat politique est intense sur cette question.

  2. Ensuite, parce que se sont les islamiques qui sont parmi les groupes et partis politiques les plus nombreux et les mieux organisés. Ce sont notamment les frères musulmans en Égypte et le parti an-Nahda en Tunisie qui ont été les premiers à revendiquer des sections et groupes dans chacune des régions, des grandes villes. Les premiers également à avoir sélectionnés leurs candidats. Enfin les premiers à présenter un programme politique. Et les “accrochages” entre salafistes et frères musulmans en Égypte, ou entre factions islamistes en Tunisie sont une conséquence directe de leur importance : les conflits traversent aussi les partis islamistes.

  3. Enfin, et cela est plus délicat à justifier, parce que l’importance politique (et l’importance électorale supposée) des partis islamistes est inversement proportionnelle à la pénétration de l’idéologie dans le social. Dit autrement, il existe au moins en Égypte et en Tunisie, un conflit latent : une importance politique certaine des partis islamistes et post-islamistes (ceux qui ont abandonnés la référence à l’État musulman au profit d’une volonté d’islamiser la société, parfois même d’islamiser la modernité) et un éloignement, progressif et contrasté, mais réel, d’une partie de la population de l’emprise des normes religieuses sur la vie sociale et politique. C’est peut-être le plus grand apport des révolutions arabes : le “monde arabe” est un monde en voie de sécularisation, c’est à dire que les référents religieux perdent de l’importance dans l’expression et les normes de la vie quotidienne.

Ainsi, un État basé sur des fondements islamiques, qui prennent en compte le contexte socio-culturel du pays et l’avis du peuple pourrait être probable .En revanche, donner le pouvoir de l’État à des hommes religieux n’est pas une chose à faire. Et cela est islamiquement parlant non autorisé : celui qui prend un poste doit être le plus qualifié (cette tache revient donc aux hommes politiques) Comme le dit Olivier Roy, « Ils vont évidemment introduire des réformes islamiques, mais ils ne sont pas dans la possibilité de bâtir une société islamique. »

e- influences, enjeux et pressions au-delà de l’Islam

Cette dernière partie aura pour objectif de présenter l’ampleur des révolutions, au-delà de leurs pays respectifs. En effet, ces dernières ne sont pas seulement l’interaction entre le gouvernement et le peuple. Il existe d’autres acteurs, religieux ou non, qui tentent de mettre le grappin sur ces pays ou de tirer profit de ces conflits que quelque manière que ce soit. Ne dit-on pas d’ailleurs, que le malheur des uns fait le bonheur des autres ? C’est tout l’aspect matérialiste et individualiste des sociétés qui se révèle ici.

Les différents acteurs, qui peuvent être source de pression externe sont :

  • Les autres états avec leurs intérêts géostratégiques à tous les niveaux. Les États-Unis et les Européens savaient qu’ils ne pouvaient plus s’appuyer sur les régimes de Moubarak et de Ben Ali. Ils ont donc laissé faire l’histoire On peut aussi compter sur la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, la Turquie et le Brésil. Eux n’ont pas d’intérêt avec tout le discours sur les droits de l’homme. Ce qui les intéresse, c’est le caractère géostratégique de la région. Aujourd’hui, il faut s’ouvrir à une diversité mais pas l’idéaliser. La Chine, ce n’est pas un modèle de démocratie. L’inde c’est une démocratie mais avec énormément de corruption et de pauvreté. Il y a là à tirer des leçons mais sans tomber dans une espèce d’idéalisation des nouvelles relations avec l’Occident.

  • L’aspect géostratégique est à lier aussi avec les différents agents économiques et leurs intérêts

  • Les médias : il faut faire attention à ne pas sur-dimensionner le rôle des médias et à ne pas le minimiser aussi. Il faut garder un regard critique sur toute source d’information qu’elle proviennent du monde Arabe (El Jazeera) ou encore de l’Occident.

Concernant les pressions internes, on peut citer :

  • l’enjeu des divisions religieuses (chiites-sunnites)

  • Le Moyen-Orient doit aussi régler la question israëlo-palestinienne. On ne peut pas aujourd’hui supposer qu’il y ait des processus démocratiques strictement nationaux. Celui qui penserait qu’on aura une démocratie en Égypte, en Tunisie et qui ne voit pas l’enjeu régional se trompe dans l’analyse des faits.

  • La complexité de courants politiques contradictoires et dans les oppositions, l’absence de bloc monolithique : on a une diversité de laïcs et une diversité de courants islamisés.

Conclusion

Ainsi, cette étude nous a permis de mieux comprendre la place de l’Islam dans la politique durant les révolutions. Nous savons désormais qu’elles ne se revendiquent pas au nom de la religion. Mais qu’il existe de nombreux partis dits islamiques. Il existe donc bien un islam politisé. Cependant, un État aux mains mises du religieux n’est pas à prôner. Il est apparu en plus, qu’au delà des tensions internes aux pays arabes, il existe de nombreux agents externes qui peuvent faire pression. Ces révolutions sont le fruit d’une histoire riche et d’un long processus. On ne pourra le comprendre qu’à son aboutissement. Et il faudra du temps pour savoir prendre le recul nécessaire. Par ailleurs, ces révolutions sont également affublées de crises économiques, sociales dues à des politiques d’usurpation et de corruption. Les révolutions que traversent le monde Arabe n’arrêteront pas tant que l’on n’accordera pas plus d’importance aux doléances du peuple qu’aux intérêts étatiques. On aura toujours une situation critique, une économie en demi-teinte et de l’ingérence au niveau international.

Ouverture : quelles issues possibles aux révolutions ?

Après avoir étudié les révolutions, quel sera l’avenir de demain pour ces pays arabes ?

Deux scénarios se présentent:
– Soit l’oppression par un nouveau mode de dictature et un appel à une nouvelle ère d’occupation étrangère pour « faire régner le calme »
– Soit l’appel au calme par retour à la religion pour fédérer les peuples (ce qui est trop loin de ce que nous vivons actuellement)

La leçon que l’on tire de la Libye c’est que, sauf en cas de menace d’extermination – il n’y a pas d’autre mot, la Révolution libyenne était menacée de liquidation –, il faut s’en tenir à la voie citoyenne. C’est ce qu’on voit encore aujourd’hui encore au Yémen malgré la grande quantité d’armes en circulation

Une ingérence directe serait tragique. Elle est d’ailleurs souhaitée par le régime syrien. C’est d’ailleurs ce sur quoi sa propagande fonctionne du matin au soir. Les opposants au régime sont contre :

  • la confessionnalisation qui fait le jeu du régime
  • la violence armée
  • l’intervention étrangère, à l’internationalisation.

La même opposition demande avec beaucoup de force des sanctions internationales, économiques sur le pétrole syrien, personnelles sur les responsables de la répression. La population est entrée dans une épreuve de force de longue durée avec le régime et ne cédera pas.

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