Mal-être


Tu peux lire des livres, te cultiver, avancer, être utile et passer de belles journées. Tes journées sont à l’image de ta vie : en cours de construction. Tu es entre-deux : entre le choc de la réalité, que tu redécouvres, chaque été. Et entre tes peurs irrationnelles qui, comme des lianes ancrées, viennent entacher ton présent. Parmi les gens et pourtant toujours au coeur de toi-même. Tu as mal et cette douleur, intenable, tu veux d’en détacher. Tu es humaine, tu deviens vulnérable. Et tu te sens morcelée, à l’intérieur de toi-même.Tu peux espérer, faire de ton mieux et sourire pour illuminer, rayonner, comme tu as appris à le faire. Depuis longtemps.

Ton âme demande son dû, c’est naturel, voilà le contre-coup mortel de toutes ces années d’auto-mutilation. Mais dès lors que tu as arrêté de te fustiger, dès lors que tu as pris conscience de tes manquements, de tes mauvais penchants. C’est, chamboulée, que tout ce fut réorganisé, de soi-même, comme si c’était naturel. Évident.

Et lorsqu’enfin ton âme a trouvé sa place et s’est relogée. Tu as su retrouver avec grâce le maniement de ton corps inexploité, inexploré. Celui que tu as longtemps délaissé. Maintenant tu sais, tu sens, que tu n’es pas qu’esprit seulement et que tu ne l’as jamais été. Ta vie est tienne et tes souvenirs bien réels. Mais ton passé, ne t’appartient plus. Et ton futur, tu n’en sais rien. Alors finalement, nous ne nous appartenons-même pas à nous-mêmes étant donné que le seul moment au cours duquel nous existons vraiment, est le présent. Et que, dans ce présent même, nous n’en prenons-même pas conscience pleinement, alors nous vivons, survivons, à côté de nos pompes, sur la plaque. Chaque étape est une nouvelle porte qui s’ouvre. Donnant sur un chemin plus sinueux, mais dont la fin, paraît si belle, éternelle.

Je ne suis pas infaillible, j’ai fais des erreurs et j’en referais d’autres. Mais chaque fois sera différente car je prendrais sur moi-même pour m’éduquer, pour m’élever. Pour avancer, quoi qu’il arrive. Même si cela signifie rire en grimaçant sur le qui-vive et gémir, pleurer, m’assoupir pour mieux me relever. Mal-être qui te malmène, à l’intérieur, ton cœur vivant pulse ton énergie, à l’unisson de la Création, une autre âme bat sur la même fréquence.

Alors de ce mal-être, je respire, je m’apaise, dans la pénombre de la pièce, je me recroqueville comme un nourrisson, la main sur mon coeur qui me fait mal, à l’intérieur. Les yeux clos, striés de larmes séchées, qu’au monde extérieur, je ne peux révéler. Et je m’endors en souriant avec espoir. Qu’un jour, même si cela prendra du temps, de la discipline et de la patience, que tout finira enfin par prendre tout son sens. Prenez soin de vous, de votre âme. Il n’y a rien de plus précieux. Que le salut et la paix soient sur vous.

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Une réflexion sur “Mal-être

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