A quand t’autoriseras-tu à être enfin toi-même ? #Récit Fictif


Meelen : J’ai peur, j’ai froid. Je ne sais pas quoi faire de ma vie.

Xerya : Tu me fatigues Meel’ On en a déjà parlé pleins de fois.

Meel’: C’est facile pour toi, tu as la vie qui te convient et tu es heureuse! Moi je n’ai plus de boulot, j’ai jamais eu de relation amoureuse, ma famille voyage et profite de la vie sans moi…

Xerya : Stop ! Ecoutes-moi bien, si j’ai la vie que je veux, c’est parce que j’ai trimé pour la mettre en place. J’ai appris à gérer mon temps, à être disciplinée, apaisée et à m’aimer. Rien ne tombes du ciel, on a tous un potentiel énorme en nous, le tout est de le libérer. Le bon moment et de la bonne façon. Le reste, les opportunités, on n’en est pas responsable. La seule chose que tu as à faire, c’est faire de ton mieux, tes efforts, suite à chaque aube qui se lève. Les résultats de savoir si ça va marcher ou pas, on s’en fout!

Meel’: Je sais déjà tout ceci mais…

Xerya : Il y a pas de « oui mais » Tu sais ce qui est chiant chez toi sérieux ? Tu sais tout mais tu ne mets rien en pratique.Tu es bornée et têtue, tu crois toujours mieux savoir que les autres et tu sous-estimes les gens avant même de les connaître. Alors après c’est normal de ne pas évoluer, de régresser.. Tu n’es plus une ado. Il serait temps à 25 ans que tu te bouges le cul non ?

Meel’ se lève, sort de la pièce et va se poser sur la rambarde du balcon. Les larmes coulent et ses émotions se déversent à flots. Elle est frustrée de sa propre impuissance. Elle en a marre de ne rien réussir comme elle veut. Si elle se jetait par le balcon, tout serait si simple d’un coup… NON stop, elle n’a pas la vie qu’elle veut mais ce n’est pas pour cela qu’elle va tout lâcher pour aller tout foutre en l’air. Elle a toujours relevé des défis, à tâtons certes, mais toujours un peu plus haut, un peu plus loin.

Xerya la rejoint sur la balustrade. « Hey ma vieille, faut pas t’en faire. Tu vas y arriver et je suis désolée si … »

Meel’ : Non ne t’excuses-pas, la vérité, celle qui fait mal, ne peut venir de la part que de ceux qui nous connaissent et nous aiment vraiment. J’ai mis du temps pour me l’avouer, mais il me reste un travail de titan pour changer ma vie et l’améliorer. Le temps passe et je ne peux pas me faire du mal à moi-même comme cela. Mais j’ai si peur tu sais.

Xerya : Tout le monde à peur honey, mais il y a plusieurs types de gens.

Meel’ : Qui sont ?

Xerya : Il y a ceux qui se cherchent, ceux qui se libèrent peu à peu du carcan de leur propre esprit, ceux qui ont peur d’évoluer, ceux qui s’endorment, ceux qui agissent et ceux qui vivent. Et une multitude de possibilités.

Meel’ : Et moi où suis-je ?

Xerya: A toi de le choisir et de le vouloir. La volonté c’est la base de toute action. Elle l’oriente, sans elle, pas de vie ni d’énergie.

Meel’: Mais si j’admets que je fais tout ce que j’ai envie de faire, tout mes projets délaissés, mes amitiés délabrées, mes services non rendus… Ben j’ai du pain sur la planche ! Mais je ne sais pas ce qui va se passer après ! J’ai peur de moi-même aussi ! Tu ne comprends pas, il y a un potentiel énorme, de la magie, qui ne demande qu’à sortir mais je ne sais pas comment faire.

Xerya : Tu vois ton problème, tu poses trop de questions ! Il ne s’agit pas de faire ou de planifier, mais il s’agit d’être. Car dans l’être même tu as nécessairement le « faire » Et pour le reste, tu n’as qu’à te laisser emporter. Regardes autour de toi, est-ce- que tu crois que la Lune demande au Soleil à qu’elle heure elle doit lui succéder ? Eh bien non car elle se contente d’être là c’est tout. Et c’est suffisant. Car en ayant confiance en elle, en ce qu’elle est, elle laisse la loi de la Création agir sur elle, elle ne peut donc n’être qu’en harmonie tu comprends.

Meel’ : Oui.  J’ai longtemps attendu en fait. J’ai attendu pour rien, trop longtemps d’être moi-même, de me l’autoriser. Je pensais que j’allais découvrir un jour le secret de la vie, de la réussite, qu’il fallait se donner des buts bien élevés et avoir de causes nobles, de beaux rêves. Je pensais que cela suffisait. Alors qu’avoir ce trésor-là sans le transformer de façon concrète. C’est comme se suicider soi-même mais ressusciter à chaque fois. J’ai peur du bonheur, mais si on en a les clés, pourquoi attendre ?

Xerya : Parce qu’on est bête, parce qu’on sous-estime le temps et parce qu’on est trop borné et peureux pour ne pas réaliser qu’il est temps de changer de lunettes !

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