Charabia de 23h


Je sais que c’est bien la réalité, que c’est réel,

Sinon comment aurais-je pu l’imaginer alors que je n’arrivais même pas à le conceptualiser ?

Pourtant je ne veux pas y croire, moi je n’ai jamais rien cherché ni demandé,

J’étais juste curieuse du genre humain, comme d’habitude,

C’est dans mes gênes, j’ai voulu aller trop loin,

Et avec prétention, j’ai pris mes cases dans mon sac à main, 

En me disant que de toute façon j’allais m’en sortir indemne, en un tour de main.

Mais ce n’est pas vrai, j’aurai préféré pour une fois la facilité et ne pas devenir cette folle écervelée.

Et je me demande encore comment cela se fait-il,

Je n’invente rien, pourtant cette fois, je m’autorisais à être entièrement moi et je me suis bien amusée à faire un peu tout et n’importe quoi. Parce que c’était toi et que moi je suis moi,

Comment cela se fait de se comprendre à ce point, au delà des barrières du temps, des mystères peu communs,

Comment as-tu fait pour me parler comme si tu me connaissais depuis longtemps,

Peut-on m’expliquer ce que j’ai fait de si conséquent,

Pour être autant submergée par cette synergie inépuisable ?

Dont j’ai tenté de me défaire, longtemps lutté au prix d’acides aminés,

Mais elle est intraitable,

Alors quand je l’ai enfin acceptée, elle m’a donné sa force et m’a laissée vidée,

Au sol, je trace maintenant le morse pour envoyer des messages codés,

Au sable, qui en emporte les grains,

Les océans et les marins, se sont tous noyés,

A travers les vagues qui remuent leurs ondulations,

Trop de vibrations m’assaillent en tout temps en martèlant mon âme écervelée.

Je n’ai trouvé le repos que dans le sommeil.

Un sommeil sombre, noir, sans rêves, un repos nécessaire et mérité, pour mon âme que j’ai trop longtemps mutilée.

J’ai peur et j’ai encore froid, mais mes peurs ne sont que dans mon esprit. 

Et cette fichue synergie que tout le monde recherche, mais que moi je fuis.

Elle entre en résonance, avec tout ce que je suis.

Alors je préfère me dire que j’ai tout inventé, en restant heureuse dans mon coin, sans ne plus rien remuer,

Comme ça au moins, si ce n’est pas vrai,

Je garderai mes airs assurés. 

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