Constance où es-tu ?


Pas de récit fictif, ni de poésie, ni d’article psycho-déambulatoire. Ma dernière crise d’angoisse remonte à hier soir et elle a été très violente. Je me suis dit STOP ! Pas besoin de ressasser le passé, de se fustiger et flageller de culpabilité. Pas besoin non plus d’avoir peur du futur. Le passé est une carcasse dévitalisée reléguée aux souvenirs et le futur est un fantôme qui nous nargue. 

A force d’être si angoissée et sous l’assaut de l’anxiété, je me suis retrouvée dans des états horribles. Crises d’angoisses, début de phobie sociale et repli sur soi, dépersonnalisation, fragmentation de soi, découverte de tout un pan de ma personnalité, fuite de la réalité, saturation émotionnelle, vide psychique, migraines, amincissement, perte d’appétit et j’en passe.

Aujourd’hui, après avoir touché le fond, je me suis dit STOP ! Il avait fallu que j’en arrive là pour prendre conscience de l’ampleur de mon mal-être et avancer. La source de toutes mes angoisses : trop réfléchir et ne pas m’autoriser à voir ce qui est juste sous mon nez et à VIVRE ! Je me suis retrouvée en décalage entre moi et mon corps, entre mes rêves et la réalité, entre mes convictions et mes désirs. Et du coup trop c’est trop, enough its enough ! 

J’ai une vie confortable, des amis géniaux, une famille aimante, une santé plutôt stable, que demander de plus ? Beaucoup de gens vivent des guerres, sont dans l’insécurité, vivent très mal, n’ont pas de famille, ont des maladies incurables… Alors j’ai commencé à pratiquer des méthodes de respiration, méditation, spiritualité pour rester « ancrée » au présent. C’est pas facile, surtout le matin et le soir avec des pensées du genre « suis-je réelle ? pourquoi vivre si on va tous mourir ? Que vais-je devenir ? J’ai peur de l’échec, de ne pas réussir, de décevoir ceux que j’aime… »

Avant je tombais dans des schémas illogiques et je finissais par y croire. On dit en neurologie que le cerveau ne distingue pas les faits réels de l’imaginaire. Oui mais nous, notre conscience du soi, notre être, notre entourage font que l’on a conscience d’être là. Et qu’il faut calmer la machine à penser.

Oui j’ai des facilités pour réfléchir et j’adore analyser mais je ne peux pas me réfugier dans une sorte de sublimation intellectuelle pour fuir le palpable, ce qui est devant moi. Comme le dit la loi de Murphy ce qui devait arriver, est arrivé et on n’en est pas responsable.

Je n’ai pas à porter le fardeau de tous les maux du monde sur mes épaules. #SyndromeduHéro Ni à prendre avec une empathie émotionnelle exacerbée les soucis des gens qui me sont chers. Leurs émotions, sentiments, problèmes, sont les leurs et pas les miens. Et puis je déteste la philosophie fataliste là ! D’accord tout est déjà écrit là-haut, mais est-ce que cela veut dire que je vais me laisser végéter pour ensuite me plaindre que je n’ai pas la vie que je veux ? Non.

Je suis souvent en retard, je ne réalise même pas la moitié de ce que je voulais faire en une journée, je plonge trop facilement dans une léthargie de mon esprit. Sauf que le train avance, que le monde évolue. Alors je dois me reprendre en main, et m’améliorer. Tant que je ne serais pas satisfaite de moi, je ne m’arrêterai pas.

On s’en fiche de savoir si c’est vrai, si on le mérite, si c’est bien, si c’est mal. A trop ruminer, on devient indécis, et la vie avec ses choix multiples n’est pas faite pour les indécis. Mais faut pas non plus sous-estimer les situations et rester figé sur des objectifs parce que nos rêves ne sont que des orientations et pas des buts. 

J’écrirais sûrement un bouquin, je deviendrais journaliste et alors ? Dès que cela sera atteint, faudra que je me trouve de nouvelles sources de motivation. Je ne sais pas ce que je vais devenir mais je régule ma peur en la prenant par la main. C’est difficile mais je ferais de mon mieux pour être en accord avec moi-même et chaque jour j’aiderai les autres, autour de moi, au mieux. Pour ne pas m’enfermer dans mon esprit, pour ne pas devenir égoïste, pour affronter mes peurs. Et puis la peur, c’est que de la chimie quoi.

Acceptez vos peurs, aller les rencontrer, elles sont un moteur pour vous et un signal d’alerte pour vous signaler que quelque chose ne va pas et doit changer. Période difficile cette année, avec l’hiver qui approche et le fait que je dois m’empêcher de ruminer alors que je n’ai qu’une semaine de cours par mois et que les démarches pour mon alternance (qui est prévue les 3 autres semaines du mois) prennent beaucoup plus de temps que prévu.

Moi qui avait peur de me retrouver à la maison, je suis servie. Moi qui avait peur de ne pas savoir gérer mon temps, de ne pas ceci ou cela, et bien c’est arrivé ! Ironie quand on sait que j’avais été acceptée à Science Po Lyon en début d’année alors que c’était mon rêve depuis la terminale, et que j’ai refusé pour cette école de communication.

Comme quoi dans la vie, aucune certitude réelle, sauf vos convictions spirituelles, qui immuables, ne peuvent que vous donner une source inépuisable de richesse. Vos êtres chers peuvent mourir, être malades, disparaître, les guerres peuvent sévir et détruire des peuples entiers. La fin du monde pourrait être demain. Mais tant qu’on aura cette conviction stable, on y arrivera. Comme disait Lavoisier, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Et cette période instable de ma vie actuelle, m’a appris énormément de choses, chaque jour, j’entrevois une nouvelle façon de voir les choses. Avec tout mon amour. Belle soirée 🙂

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2 réflexions sur “Constance où es-tu ?

    • Hey, bienvenu(e) sur le blog 🙂 merci beaucoup pour ton commentaire qui m’a fait super plaisir 😀 Bonne lecture, j’espère que les autres textes te toucheront aussi ! Amicalement, Belle soirée !

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