Nos choix, à la croisée des chemins


La vie est une succession de choix à faire. Que choisir, que décider, que prioriser, que penser ? Entre les avis contradictoires, les opinions partagées, les encouragements murmurés et les illusions arriérées. Que faire ? Mais a-t-on réellement besoin de tout contrôler ? De vouloir tout cadrer, réarranger et organiser ? N’est-ce pas déjà vain ? On ne peut pas prévoir ce qui va se passer, ce que l’on va ressentir… Alors comment avoir la prétention de prédire les émotions que l’on suscite chez les autres? 

Nos choix reflètent ce que nous sommes, parfois vacillants, vulnérables, parfois intolérants, têtus, implacables, intraitables. Et fiers, dans notre forteresse de protection. Ce cocon mortel dans lequel on s’enlise soi-même, bien au chaud, à l’abri des tempêtes extérieures. Mais à trop y rester, on s’enferme et on se renferme. On ferme la porte à ceux qui, se rapprochent de nous, semblent être une menace à notre équilibre précaire. Égoïsme, peur, blessures et moisissures. 

Parfois le courage ce n’est pas d’aller au front, de bomber la poitrine en relevant son menton et en défiant d’un regard malicieux en se frottant les mains et léchant les babines à la simple idée  des épreuves futures. Mais parfois le courage, c’est cette humilité profonde, le regard tourné vers le sol, dans le silence, dans la nuit. En reprenant son souffle, en acceptant sa part d’humanité, sa faiblesse, sa vulnérabilité, sa féminité. En n’ayant pas honte des larmes qui coulent en ruisseaux, des démons intérieurs qui semblent se régénérer, toujours plus beaux, toujours plus foudroyants, au sein de son propre coeur, à l’ombre de son âme. 

Le choix, c’est assumer que parfois, pour avancer, il faut fermer les portes à ceux qui nous aiment, pour une mise au point intérieure, personnelle, poignante. Le choix, c’est se regarder dans la glace, ne pas se reconnaître, et malgré ça, encore vouloir aller fouiller aux tréfonds de ses maux. Parce que tant que vous resterez comme un enfant, dans votre cocon protecteur, vous n’évoluerez pas. Vous n’aurez pas peur certes, mais vous ne vous accorderez pas l’opportunité d’évoluer, de grandir et de changer. 

Evoluer et changer, ne veut pas dire qu’il faudra soulever des montagnes seul, 

Cela ne veut pas non plus dire qu’il faudra se changer, se réinventer, du tout au tout.

Non, gardons tout, faisons juste le tri, entre le plus important, la réalité, l’instant présent, le palpable, le mesurable, l’explicable et le reste. L’une des difficultés de la vie est de se voir changer de l’intérieur sans l’avoir vraiment voulu, de sentir qu’il y a comme une turbine actionnée, qui s’est mise en marche, comme une pendule déjà bien rodée, et de ne pas se reconnaître, d’avoir peur, sincèrement peur, de soi. 

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