Rituel Initiatique (Partie 3) #Récit Fictif


(Partie 2) Je pense pouvoir m’en sortir. Pas indemne mais m’en sortir au moins. Enfin, j’espère.

« -Et maintenant ? Je suis censée faire quoi ? » 

Je sais ce que vous pensez, que je devrais me faire plus discrète et qu’à force de l’ouvrir au mauvais moment, un jour ça finira par m’être fatal. Je le sais, mais c’est plus fort que moi, comme une seconde nature, j’ai toujours eu besoin de la ramener, même quand on ne me demande rien. Et puis c’est toujours (un peu) plus rassurant de savoir ce qui va se passer par la suite que de rester à attendre sans rien faire non ?

« -Rebelle et impatiente demoiselle ? Marius, enlève lui ses chaînes. »

Le premier frère qui avait aidé Darius à s’occuper de ma tignasse, semblait donner les directives. Et un autre, aux cheveux rouges, qui était Marius, vint et me détacha enfin. Entourée des frères vêtus de leurs capes noires, je commençais à trouver le temps long. Je les regardais tous un à un, le menton relevé avec prétention et un sourire tordu à la joker.

Ils se mirent à sortir un à un, me laissant seule avec le Premier frère qui me dit « Repose-toi bien, la nuit sera longue, on reviendra demain matin. Si tu survis.Bonne nuit ma Jolie » Il quitta la salle et j’entendis le cliquetis d’une serrure que l’on verrouille. Alors ils allaient me laisser en plan comme ça ? Pas de combat au corps à corps ? Pas de sang ? Pas de défi ni de challenge à relever?

Je marchais en faisant le tour de cette pièce glauque avec mes membres ankylosés qui n’arrangeaient rien. J’étais tellement en alerte que je savais que le sommeil ne viendrait pas. Morphée ne m’accueillerait pas ce soir, il n’y avait plus qu’à attendre. Je verrai la suite bien assez tôt.

Comme je vous l’avais dit plutôt, la pièce est sombre avec une lumière de fond verte et des petites lampes rouges qui crachotent de la fumée.Les dalles noires reflètent mon reflet sur ce sol lisse, sans tâches. Le seul élément qui meublait cette pièce, était un petit bassin, comme une sorte de baignoire-piscine, sans eau. Je m’assis sur le rebord en laissant mes jambes pendre dans le vide de cette piscine qui n’en est pas une.

Et je ferme les yeux pour me recentrer, relativiser et respirer. Je ne sais pas ce que ces chacals m’ont réservée mais il faut s’attendre au pire. Je rouvre les yeux et je fixe le mur sombre en face de moi. Mon esprit vagabonde loin, je suis présente physiquement mais pas mentalement. Je me détache de moi-même et je me perds à travers ses dalles noires.

Rares sont les personnes qui m’ont déjà vues dans cet état de détachement. Je ne me l’autorise que quand je suis seule. Sinon, ça vous ferait flipper aussi de voir quelqu’un avec le regard perdu dans le vide, absent et qui ne vous répondrait pas, peu importe ce qu’il se passerait, aucune réception.

Ces moments là de lucidité attrapée dans le néant, me font du bien, je ne suis plus rien, attachée à personne, je ne dois rien faire, ni aucune envie. Un seul désir ? Rester dans cet état apaisé. J’y serais bien restée jusqu’au lendemain, s’il n ‘y avait pas eu ce bruit qui avait percé ma bulle.

« Flop Flop Flop »

On peut jamais être tranquille en fait, il y a toujours un truc qui vient vous faire monumentale-ment chier.

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