En me relisant… #LesNewsDuBlog


En me relisant, en fait, je trouve plutôt mes articles satisfaisants. On dit qu’un artiste avance le jour où il trouve son oeuvre satisfaisante. Je suis normalement quelqu’un d’assez perfectionniste, pointilleux, organisé, avec pleins d’idées en tête. Justement, en ce moment, vous auriez remarqué que je publie de plus en plus, finalement, si je devais répondre à mon besoin d’écrire et de partager à 100% : je ne ferais que cela, tout le temps. Sauf qu’il y a des priorités, et aussi attrayant que ce petit joujou bloguesque soit, ça n’apporte pas vraiment de valeur ajoutée « dans le concret » (sauf sur le CV, expérience 3 ans CMS WordPress comme on dit dans le jargon.) et que bien sûr, ça permet de me sentir mieux, au quotidien.

Toute cette petite introduction pour vous dire que le blog continuera encore quelques temps, mais que la fin de cette aventure approche peu à peu.Vous savez quand vous avez le sentiment que quelque chose touche à sa fin et que ça ne vous apporte plus autant qu’avant ? Mais avant de quitter cet espace d’expression virtuel et personnel j’ai d’abord envie de finir les articles qui me tiennent à coeur dans les fameux brouillons et d’autres que j’ai promis aussi.

A long terme, le blog restera en ligne mais je n’écrirais plus ici, pour me consacrer à d’autres projets plus conséquents.Plusieurs trames en tête et en cours dont quelque chose avec Meelen qui sera de retour, vous vous souvenez d’elle ? Mais une version et une suite plus mature, pas d’eau de rose, ni de vampires, juste de l’eau de sang. 😛 Et bien sûr un projet d’écriture lié au voyage, je n’ai pratiquement pas parlé de mon séjour en Angleterre et en Chine. Mais tous les souvenirs ne s’envoleront pas, ils sont en moi, avec les émotions et sensations retenues, qui n’attendent que d’être couchées sur papier.

Mis à part ces projets d’écriture hors-blogo là (de la romance-pas-romantique, des récits de voyages, de la fiction beaucoup d’imagination et de la poésie) je ferais un nouveau blog plus tard, « professionnel » lié à mon domaine de spécialisation. (communication, langues, marketing, informatique, design)

Cela fait vraiment du bien, d’enfin commencer à savoir ce que l’on veut dans la vie. Enfin, mon projet professionnel n’est pas encore prédéfini mais d’un point de vue création artistique, je suis sur ma lancée. En me relisant, j’ai réalisé que c’était bien moi qui avait écrit tout ça, avant j’écrivais sur le moment, pour vider mes émotions et passer à autre chose. Mais je n’ai jamais pris le temps de me relire, de faire une pause et d’observer ce que j’étais. J’ai récemment relu quelques passages, ainsi que mes carnets d’écriture datant du jardin d’enfants, et c’est comme si enfin, j’avais les réponses que je cherchais depuis longtemps, que je ne voulais pas voir, ni admettre, c’est très beau. Comme si tout s’emboîtait et s’enchaînait dans une harmonie déjà écrite.

Vous me diriez alors, « pourquoi toute cette détresse dans certains articles? » Parce que changer, évoluer de l’intérieur, réaliser une introspection en continu est un voyage au fin fond de vos propres entrailles. Et, ça fait mal. Il faut apprendre à accepter, aimer, pardonner, et remettre en place votre égo, s’excuser et avancer. Je n’ai jamais vécu d’évolution aussi profonde sur un laps de temps aussi court, que ce qui est en train de m’arriver depuis mon retour en France.

Ne plus écrire sur le blog à long terme, c’est aussi se rendre compte qu’en grandissant, on ne peut plus tout dire et tout écrire, tout exprimer et délirer par écran, il y a des choses qu’il est préférable de garder. ça fait mal, ça brûle mais c’est là. La rage d’avancer malgré les nouvelles épreuves de la vie qui arrivent. On peut dire que mis à part cette évolution intérieure, pas mal de choses me sont tombées dessus. On n’a jamais fait une rentrée plus fracassante dans le monde adulte, avec autant de lucidité.

Je me suis rendue compte d’énormément de choses, oui bon c’est pas très professionnel, m’en fiche. On a plusieurs facettes en nous qu’il faut découvrir et souvent, on a peur de nous-même, on a peur de nos émotions, de nos ressentis, de nos sentiments, mais aussi de notre capacité à aller au bout de nos potentialités. Sauf que cette peur, juste là, qui noue le ventre et coupe l’appétit, vous enlise dans une stagnation malsaine, une immobilisation inhumaine. Avant je me disais, bon je sais ce qu’il me reste à faire pour finir ce projet, ce devoir mais après quand je les aurai fini ? Il restera quoi à faire ? Quoi à apprendre, à découvrir, à affronter? Alors je ralentissai mes actions de peur de l’After. Sauf que l’After, on n’en est pas responsable, et on l’envoie valser, royalement, parce qu’il n ‘y a pour l’instant, à l’instant T où je vous écris, que cela qui compte.

Mais en fait, on ne sait rien, on n’est pas grand chose, alors faut avancer avec humilité en prenant tout ce qui s’offre à nous, ce qui est à notre disposition. Etre à l’heure dans sa vie, ce n’est pas que sur la montre, mais c’est aussi savoir ses priorités, être à jour, pour laisser de la place aux opportunités qui s’offrent à nous. Ce matin, même, j’avais programmé ma journée et je reçois un appel pour un entretien ainsi que l’appel de l’une de mes amies françaises de Pékin pour me voir. Alors est-ce-que j’allais rester dans mon coin en me disant qu’il fait trop froid pour sortir, que j’ai la flemme et que de toute façon ces chances-là reviendront et qu’il FAUT que je finisse ce que je fais là, maintenant ? Non, ça c’était moi, avant. 

Maintenant, je ne ferais plus (en tout cas moins) la fille têtue, et au delà de l’ouverture d’esprit, il y a la pratique au quotidien, de rester ouvert à tout, ne jamais croire tout savoir sur tout, ne jamais refuser de l’aide, ne pas dire « non » de but-en-blanc ni « je ne sais pas parce que de toute façon je n’y arriverai pas » Pas avant d’avoir essayé. Jamais. Laissez-vous une chance : celle d’être vous-même.

Et puis, je sais que j’ai toujours écrit les mêmes mots : blessures, souffrance, évolution, se relever et puis recommencer. Je pensais naïvement que ça allait s’arrêter un jour. Mais dès lors que j’ai pris mon courage pour dépasser certaines choses et m’en libérer, d’autres sont venues. Et ça personne ne nous le dit.

Même si c’étaient les mêmes mots, ils n’avaient pas la même saveur à chaque fois, c’était une nuance plus sombre, plus amère, plus prononcée ou plus acidulée, plus douce et éveillée. J’ai appris donc, qu’on ne cessera d’évoluer, de changer. La personne qui vous écrivait hier, n’était pas la même que celle d’aujourd’hui, ni la même qui vous écrira demain. Sans nier, ni dénier, ce que j’ai été, je ne m’y raccroche plus, ni ne culpabilise. J’accepte tout en me retenant d’imaginer le futur et de me projeter trop loin, parce que je sais que vraiment, on ne maîtrise rien.

Donc je suis à l’écoute de ma voix première, le chuchotement de mon âme, l’appel de mon cœur. S’écouter c’est ne pas rester psycho-rigide dans des considérations enfermées. C’est s’ouvrir à soi, ce soi, qui est parfois un Autre, en nous surprenant.

Je voulais dire aussi merci de me lire, merci d’avoir compris et observé ces minimes parties de moi, dans chaque article, j’ai laissé une petite partie de ce que j’étais. Ce ne sont pas des Horcruxes mais ça aurait pu. 😛 C’est pas parfait ce blog, mais c’est un début et une magnifique expérience. Et puis le public cible ? Il n’y en a pas, j’écris juste pour moi, donc ça m’est égal d’être connue ou reconnue.

Je sais aussi que ce blog là est bourré d’erreurs d’orthographe, même si je me relis, que d’un point de vue communication, il ne tient pas la route (honnêtement, c’est tout sauf professionnel) Je sais que certains articles auraient pu être mieux développés, plus approfondis, que la charte graphique est quasi inexistante cf cohérence couleurs/polices. Je sais aussi que la signature de mes articles n’est pas logique, c’est Ameth, Xerya, Claudia, Meelen et parfois même je ne signe même pas.

Bref, je sais aussi que j’aurai pu prendre le temps d’améliorer tout ça, c’est mon dada. Mais je m’en fiche et je n’en ai pas envie parce que c’est ce que je ferais plus tard. Mais j’ai appris à être à l’écoute de mes besoins, et là je n’ai qu’une envie, vous écrire sans me prendre la tête. En plus, remettre à jour mes articles serait une perte de temps, ils manqueraient de naturel et puis comme ça je peux observer mon évolution personnelle.

Avancer et se libérer, pour s’enchaîner à nouveau, évoluer, transcender, souffrir, guérir, pleurer, crier, s’envoler, accéder aux cieux et retomber sur l’asphalte cireux. Se renouveler sans cesse, mourir à chaque soupir, rêver les yeux ouverts et écrire, écrire des vers.

A bientôt, Radjaa

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