La pluie #Poème


La pluie martèle les vitres et teinte le monde de lumière grise,

L’eau s’égoutte sur les bouches d’égouts, ça me rappelle les langues de bois, les fines bouches ou le dégoût,

Les mêmes mots résonnent, les murs du son font leur révolution,

Il n’y aura plus de roses séchées ou de pivoines fanées,

Il n’y aura plus de miroir brisés, de chaînes ou de haine,

Parce que derrière nos silences, se cachent souvent, des évidences,

Lourdes de sens et de conséquences,

Alors je marche dans la rue, dans cette ville, traverse les rues targuées, les quartiers désabusés,

Je vois le monde comme il est, comme il semble être et comme j’aimerai qu’il soit,

Mais je ne suis pas Madame dictature et je sais que nos rêves s’entrechoquent, émoustillent nos paradigmes et puis s’en moquent,

Bien, de cette réalité distordue où chacun croit avoir le dernier mot,

Mais la vérité, c’est que nous marchons tous, ensemble, mais chacun sur sa route, son chemin, son destin,

Les foules sont silencieuses et le bruit ne sert qu’à masquer nos oublis,

Car oui il faut du courage pour admettre, avancer et s’en remettre,

Et je me souviens, de la douce sensation de lire, au chaud, pendant que la pluie martèle les vitres,

La vie, ça se construit, comme un château fort,

Il faut commencer dès lors à en placer, penser et agencer, chaque pierre, chaque morceau de terre,

Je me souviens, du ciel grisâtre, des orages que j’imaginais ouragans, pour pouvoir m’envoler avec,

Des tornades, que je voyais sur les océans, pour aller m’y baigner cul sec,

Mais quand la fuite n’est plus de mise, tout cela, ne sert plus que d’inspiration,

Alors je déverse l’encre et les mots s’entortillent, les émotions frétillent,

Et ma plume rouillée, lasse de se répéter, même si à chaque fois, les mots, n’ont plus la même saveur, ni la même ampleur et teneur,

C’est comme le vin tu vois, plus on les retient, ces mots, ces émotions, plus elles marinent et sortiront avec plus de puissance,

Car la vraie question est là : serions-nous capables de toujours nous dépasser un peu plus chaque jour ? Sans cesser de jouir de cette liberté conditionnelle, contractuelle et ponctuelle,

Oh le temps, mon ami, mon présent, je suis consciente, que la maîtrise et le contrôle, ne sont plus de mise,

Alors je laisse la pluie remplir les ruisseaux, les vides et prendre l’assaut,

Sur mon corps, mon âme, les laver, les purifier, fermer les yeux et sentir cet étau glacé qui enlace, trace ses sillons et embrasse,

La pluie, beaucoup de personnes ronchonnent en y pensant,

Moi, je ne prends pas de parapluie, je me laisse tremper et mouiller,

Le regard au ciel et le visage tourné vers l’Olympe.

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