En réalité, qui sommes-nous ? #TouteMaVérité


Nous sommes humains. Cet écrit pourra sembler d’une banalité harassante et rempli d’évidences mais, il y a plusieurs constats à faire. Quand vous sortez d’une période de dépersonnalisation accrue qui c’était installée de façon lente et progressive, en sortir, est un combat de chaque minute.

Mais j’aime combattre, c’est un paramètre psychique stimulant, cadré et qui vous donne une ligne de conduite, une mission à atteindre. C’est rassurant et fortifiant à la fois. J’ai « réintégré mon corps » progressivement il y a quelques jours. Et il y a toujours des petites secondes, fatales où tout le méli-mélo revient et me rappelle le précipice.

Si on enlève le fouillis de mes peurs emmêlées, que reste-t-il ? De quoi sommes-nous formés ? Quelle est cette alchimie qui fait le secret de la vie? Je n’en n’ai pas le secret car en réalité, je suis allée à la limite de mon ‘moi’

Il faut admettre qu’on ne pourra jamais tout comprendre. Il faut assumer sa petitesse et sa  bassesse. Il faut admettre que l’on n’a pas toujours le choix de ce qui nous arrive.

Alors après le « réveil », la conscience, la confiance, les émotions et les ressentis, remontent enfin et je me retrouve moi-même. Je n’ai pas besoin d’ancre ou de bouée, ni de refuge, mais peut-être juste quelqu’un sur qui compter en cas de pépin.

Je ne veux pas retomber dans la poésie mais si je dois vous dire ce que nous sommes, alors la première chose que je vous murmurerait serait « rien du tout. »

Nous sommes fragiles, faibles et dociles. Nous avons étés placés dans cette vie sans le choisir mais au lieu de subir, il y a une autre conception métaphysique, qui explique.Alors les sceptiques diront que Dieu est une invention de l’Homme. Que l’on croit en quelque chose pour se rassurer.

Alors je vous le dis, clairement, j’ai essayé de me détacher, de n’être plus rien, en dehors de soi, à la frontière de mon égo et en me demandant ce que j’étais, comment j’avais atterrit ici et pleins d’autres questions existentielles.

Et alors en faisant table rase, je me suis oubliée, je me suis perdue et je m’étais rattachée à une dernière chose : l’espoir.

Alors je vous la raconte mon ascension aux enfers de mon être. Je n’étais plus rien, que mal et abandon, souffrance et moucheron. Je me suis même dit « qu’est-ce-qui me retient dans cette vie? »

J’ai vu et observé, même si bien sûr en apparence, je vivais, à l’intérieur, je survivais.  Maintenant je vis, mais je combat toujours contre cet instinct de survie. Alors j’ai compris et je me suis mise, à sortir de cet état de loques émotionnelle et de robot irrationnel.

J’ai compris que nous sommes chair, sang, muscles, os et corps.

Que ce corps est relié par un mystère mystique et alchimique (la puissance divine pour moi) à un coeur, une âme et un esprit.

Que le tout fonctionne comme une machine bien rodée, orchestrée et fabriquée depuis la nuit des temps : on est créée pour vivre et non survivre, alors c’est normal, si on change de schéma, tout se défait lentement et ça déçoit.

On a été faits pour »vivre » oui c’est bête, me diras-tu. Mais que veux-tu, le microscope et les lunettes, j’ai pris du temps, pour les admettre. Et accepter et te les remettre. On a été faits pour vivre.

Vivre ça veut dire être là, mentalement, physiquement, psychiquement, émotionnellement et charnellement présent.

Vivre ça peut dire voir le monde, on ne peut pas vraiment le percevoir comme il est mais on peut avoir et développer la capacité à observer les autres, pour mieux se comprendre, et avancer.

Vivre ça veut dire aussi, accepter d’être heureux, d’être blessé, d’avancer, de reculer et de se faire du mal.

Vivre, ça veut dire ressentir, aimer, fusionner, s’éloigner, fuir, courir et puis repartir.

Vivre c’est voir, ressentir, absorber, comprendre, trier et avancer.

Quand était la dernière fois que tu t’étais arrêté en pleine rue, alors que la pluie tombe à flots, que tu es en retard et que tu as respiré, en regardant le ciel et en souriant parce que tu as encore une chance, encore un espoir, le droit à une dernière danse.

La vie est un droit, mais avant cela un don. Un don au niveau biologique hérité de nos parents, et un don au niveau supérieur d’être venus au monde alors qu’on avait rien demandé et qu’on ne savait même pas ce que c’était.

Alors parce que l’on vit et parce que l’on a encore une chance, un droit, un don, il faut en prendre soin. On nous dit souvent, autant vivre on va tous mourir.

Mais justement parce que l’on va tous au trépas, il faut en prendre soin de cette vie, si  je regarde mes plus belles années et mes meilleurs moments, pourtant vous savez, je n’ai même pas quarante ans.

Alors je vous dirais que pour moi, c’était les moments où tous les paramètres de ce qui fait mon moi, étaient plus ou moins au même niveau. Alors prenez le temps, de vous écouter, ne court-circuitez jamais vos émotions, elles sont le lien entre notre corps, et ce qu’il y a « de plus. » (ce qui fait que vous êtes « vous » et pas quelqu’un d’autre)

Sinon on aurait pu faire des expériences. En primaire j’y pensais déjà, en me disant que finalement, si on ne prenait que des tissus cellulaires, qu’on les façonnait et qu’on les développait, avec le sang, les muscles et les dents. Est-ce-qu’on ne pourrait pas créer un homme, une femme, un bébé?

Je souris en y repensant, la réponse est bien sûr que non. Alors l’Homme peut se donner de l’importance, on pourra créer tous les prototypes que l’on veut, mais on n’arrivera jamais à faire le ‘don’ de la vie, comme ça, juste par magie. Mis à part le chemin traditionnel de la reproduction humaine s’entend.

Parce qu’on est pas Dieu, on est rien. Et encore heureux, parce que si c’était nous qui dominions vraiment le monde, on l’aurait vraiment massacré, pour s’en plaindre après et pleurer. On m’avait dit un jour, par volonté de protection, « écris le blog que tu veux, mais ne parle jamais de politique ou de religion. »

Sauf que faire de la poésie et écrire sur les vampires, c’est sympa un moment, mais après il faut aller dans un niveau plus profond. Pourquoi ? Parce que ça ne suffit plus. Alors comme le disait Buridane « soit je m’implique, soit je m’arrête » Il est hors de question que je ‘arrête, je suis trop têtue pour ça. Alors j’écris et je me relie. Plus jamais de fragmentation ou de cases.

Pour moi, la spiritualité, c’est d’abord quelque chose qui m’a sauvée, mais c’est aussi une façon d’être et de vivre. C’est intimement lié à ce que je suis. Ne pas en parler jusqu’à un certain point, ça ne va pas avec ce que je suis. Je ne parlerais pas de mes convictions religieuses, elles n’appartiennent qu’à moi et je veux parler en toute honnêteté, sans jugements de valeurs ou choses, que vous pourriez, interpréter.

Un ami m’avait dit « tu maîtrisera et assumera, vraiment ton appartenance, le jour où tu seras capable d’en parler, sans en donner l’impression. »

Et je crois bien que c’est ce que je suis en train de faire. J’avais peur, pour rien, parce que finalement oui, je m’en sors bien.

En tout cas ce que je voulais dire, c’est que j’ai essayé de retirer la spiritualité de ce que je suis, je me suis défaite pendant plusieurs jours, comme un horcruxe dans HP.

Alors de la table rase robotisée, j’ai réintégré mes paramètres pour avancer, et revivre. La spiritualité n’est pas juste ma raison de vivre, Dieu est le sens qui nous donne la vie et c’est l’orientation naturelle vers laquelle le coeur se dirige s’il est apte à écouter et à recevoir.

Parce qu’en amour et il s’agit là bien d’amour d’abord, c’est une question de réception. Parfois on reçoit très bien et les ressentis sont là mais on fait semblant de ne pas comprendre, de ne pas entendre. Parce que accepter de recevoir quelque chose, ça implique de l’assumer et de donner quelque chose aussi.

Or Dieu n’a pas besoin de nous, son amour est universel, intemporel et transcendent, soit on le ressent et on y répond et alors là on va à la recherche de son « moi » spirituel. Peu importe le chemin, la doctrine, toutes s’y rejoignent dans le fond, dans le sens profond. Du bouddhisme en passant par l’islam.

Mais si Dieu n’a pas besoin de nous, nous on a besoin de Lui, de sentir qu’on appartient à un tout, de l’univers, de la création. On donne du sens à quelque chose qui nous dépasse et qu’on n’aurait pas pu inventer parce que justement, ça nous dépasse.

Après soit on capte, ou non, mais ça c’est pas mon problème, allez revoir votre connexion Wifi. 😛

Alors j’ai réintégré ce paramètre principal, ensuite j’ai accepté mes souvenirs, mon vécu, de l’enfance en passant par mon adolescence, jusqu’à maintenant.

Les électrons flottent et flotteront toujours, mais au moins, ils sont tous reconnectés. ça fait du bien. Je vous souhaite de trouver le sens de votre vie, de trouver l’amour et le bonheur même si tout ça, ne tombe pas du ciel au sens figuré.

Si je crois au destin et que tout est quelque part, est déjà écrit. Il nous reste de l’action et des choix à faire dans le relatif, même si dans l’absolu, nous ne sommes rien. Que du néant, un beau mélange de poussière et de lutins.

Alors j’ai compris aussi autre chose, que nous ne sommes que des pions, sur l’échiquier divin, on n’est rien. Si ce n’est, la réalisation et la concrétisation de la création humaine par Dieu, à chaque instant.

Alors prenez chaque instant de votre vie, comme un aboutissement, vous êtes un qui participe à un tout global. Tout est relié, il faut avancer.

On nous dis souvent et on nous apprend comment voir, comment vivre, comment percevoir. Qu’il faut adorer Dieu pour aller au paradis.

Je ne verrais pas cela comme ça, car même si l’idée du paradis est attrayante, « juste » de sentir et de vivre l’amour Divin et Son agrément, dans cette vie et l’autre, me suffit amplement. Chaque jour, faire partie de tout ça, en harmonie avec soi.

La spiritualité, n’a pas seulement donnée sens à ma vie, mais elle l’a orienté et c’est la seule chose qui transcende tout horizon, qui ne m’a jamais déçue et qui après 10 ans de pratique comprise et acquise, a toujours été en harmonie avec le monde qui nous entoure. Dans le sens des preuves apportées, au quotidien.

En parler enfin, ça fait du bien.

On est ça donc, une partie insufflée en nous, une part d’innéité de l’Unique, d’un tout.

Et on est aussi amour, haine, contradiction et peine. Parce qu’on est humains et donc c’est normal. Nous sommes un mélange subtil de notre vécu, de notre passé, de notre présent, de ce que nous faisons, pensons, mangeons, achetons.

Nous sommes des peintures mélangées, qui fluctuent sans cesse, des personnes que nous rencontrons, qui nous marquent, qui nous touchent. Nous sommes nos souvenirs, nos peurs et nos rires.

Nos cauchemars, nos peines, nos chaînes. Nous sommes à la limite de ce que nous voulons, rêvons, admettons, acceptons et imaginons.

Alors oui, nous pouvons nous suicider nous-mêmes avec de l’acide citrique.

Mais nous pouvons aussi avoir le courage, de vivre et de ne plus prendre la fuite.

Nous pouvons aussi, prendre le temps de se construire, et de ne plus rien détruire, juste de calibrer, de rééquilibrer et d’avancer.

Nous pouvons, peu importe que le choix nous incombe ou pas, l’essentiel est que nous pouvons, relier les électrons, apaiser cette haine et ses distorsions. Briser la glace, faire fondre les chaînes et puis se dépasser, vivre de toute la puissance de notre petit coeur, aimer et briller. (pas trop, sinon on se brûle ?)

Alors aimez, acceptez, de ne rien maîtriser, car les émotions, les ressentis et les lotions, sont faites pour être bues. Cul sec s’il vous plaît. 

Vivez à la hauteur de vos rêves, parce que de l’imagination à la réalité, il n’y a qu’un pas : l’action. Même si vous avez peur, même si vous ne savez pas où ça mènera, sortir de sa zone de confort, c’est se donner le droit de se faire mal, de se briser mais aussi de vivre, d’aimer, de recevoir et de donner.

On peut agir, et regarder vers le bas, vers les peurs et les malheurs, qui n’existent pas encore, mais on peut aussi agir, en orientant notre regard vers le haut, vers le ciel et le soleil. Tant qu’ils se lèveront alors qu’ils n’ont que pour seules fonctions de briller, alors que dire de nous ? Qui avons tant de raisons valables de vivre!

On vit par don, par miracle, par droit, on vit pour nous-même mais pas seulement. Sinon autant rester dans sa caverne. Alors on vit aussi à travers, vis à vis, pour et face de ceux que l’on aime et qui se sentent concernés par notre cas insignifiant. On vit à chaque parole, à chaque soupir, à chaque souvenir, à chaque rire, à chaque larme. Bref, on vit quoi, vous savez ce que c’est non ? Vous le vivez aussi ?

Je reviens de très loin, mais tout se relie enfin, j’espère ne plus jamais me faire du mal et faire du mal à ceux que j’aime. Enfin ne plus jamais faire du mal tout court. , même si c’est utopique, merci je suis au courant ! 🙂 J’espère un jour me dire que ce n’est pas l’amour qui est un rêve mais juste ce moment fou de dépersonnalisation malsaine vécu. J’espère me défaire un jour complètement, de mes instincts de survie extrême et d’auto-destruction.

Parce que le bonheur, on n’y a pas droit et on a pas le temps de se questionner s’il est pour nous ou pas ou si on le mérite. Il est juste là, comme la vie. Et il faut les saisir, de toutes nos forces, tout les deux, ensemble, c’est tout.

Parce qu’il faut aussi avec indulgence envers soi, avoir la patience, de s’accorder une chance et de voir ce que l’on devient.

Parce qu’il faut du courage pour se lever chaque matin, garder le cap pour construire sa vie, même si on ne sait pas où elle mène. Parce que la vie passe et le temps, ne nous attendra pas. Je vous aime. Et non, je ne suis pas bipolaire les amis. 🙂

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