Humeurs & Saturation #Guimauve Acidulée


Pas d’introduction, pas de but précis, ce soir, un (grand) défouloir virtuel. Ce matin, j’ai lu quelque chose d’un grand businessman chinois : il disait que la seule différence entre lui et les autres, qui ne sont pas à sa place aujourd’hui réside en un mot, l’action. 

Quand lui se motivait pour construire sont empire, d’autres, l’observaient et avaient peut-être même de meilleures idées que lui, mais ils ne les ont pas mis en pratique et cela fait toute la différence. 

Je me suis rendue récemment que je sais qui je suis et d’où je viens, mais sincèrement, même si je suis quelqu’un de déterminé, persévérant et ambitieux, je ne sais toujours pas où je veux aller. Et ça, c’est très angoissant. 

Parce qu’on aura beau nous dire que la place que l’on prend en société ça se construit avec un mélange subtil de temps, de patience et de travail acharné, il y a pleins d’autres choses qu’on ne nous dit pas.

L’école ne nous prépare pas à la réalité du terrain, elle ne nous dit pas, que tout ce qu’on apprend ne sont que des outils et que la vie, repose sur nos seules épaules. Que le monde du travail est sans répit. La fille qui a déjà eu un poste à croire^^

On ne nous dit pas non plus qu’il faudra dépasser ses peurs, qu’il faudra non plus survivre mais se créer un monde : son monde.

La façon dont on perçoit la vie et les choses dépend de notre vision globale, elle-même influée par notre vécu et notre passé. 

Alors je crois qu’il est temps pour moi d’arrêter de me chercher des excuses et de vivre, vraiment. Sans culpabiliser pour les erreurs du passé, même si je ne regrette rien, j’aimerai bien être comme une feuille blanche sans gribouillons, ni ratures. 

Mais c’est la vie, rien n’est parfait, il faut apprendre à lâcher prise. J’ai longtemps cru que lâcher prise signifiait ne plus agir et se laisser aller, mais en fait c’est juste un état d’esprit rassurant qui nous permet de se dire que : on fait ce que l’on a à faire, les priorités du moment, et le reste ? On s’en fout. 

Pourquoi ? Parce que ce passé, même s’il nous appartient, est révolu et on aura beau tergiverser toute la sainte nuit, ça n’y changera rien, il est immuable. 

Et le futur ? Ce petit nigaud teinté d’espoir, d’illusions, de projections et de rêves à réaliser ? On n’y pourra rien non plus. Et détrompez- vous, je ne suis pas de ceux, qui fatalistes, se contentent de ce qu’on leur donne. 

Pour ma part, j’essaie au mieux, même si en général, je ne réussis jamais assez, jamais à la hauteur de ce que je voudrais être – mais bon, ça c’est mon problème : mettre la barre trop haut pour ne jamais arrêter d’évoluer, de se dépasser, de se surpasser.

Parce que bon, quand un jour, quelqu’un vous dit que vous semblez être parfaite alors que pour vous, dans votre esprit c’est un beau bazar. My Head Is a Jungle, you know. I mean, je sais ce que je vaux, mes qualités, mes défauts, mais un petit constat comme ça, cela pourrait avoir pour conséquence une auto-complaisance du genre « ah oui je suis parfaite, ben autant ne rien améliorer. » Mais je sais que ça n’arrivera pas, les personnes imbues d’elles-mêmes ? Très peu pour moi. Alors j’espère juste, ne jamais devenir l’une d’elles, peu importe ce que je réalise.

On pense que ma plume est superbe et que je fais pleins de choses. Mais la vérité, c’est que ce blog, c’est mon petit joujou que je martyrise parfois, que j’enjolive, que j’alimente, égoïstement, parce que j’en ai besoin.

A la base, je pensais que ça serait une cause « noble » écrire pour témoigner, pour défendre des causes, écrire pour être utile … Allons-y, soyons fous, je pensais même devenir source d’inspiration pour (re)donner espoir aux gens!

Mais la vérité ? C’est que ces écrits, je les rédige déjà pour moi-même;Un acte un peu narcissique pour me soigner moi-même déjà. J’ai trop longtemps essayé de construire et de faire de nouveaux projets alors que même si certaines bases sont là, tout le reste c’est du sable mouvant. Et pour construire ou se (re) construire, il faut déjà enlever tout le merdier qui sommeille en nous.

Je pense qu’on a tous, un « moi de surface » et un « moi en sous-marin ». Quand je dis en surface, je ne veux pas dire que c’est quelque chose de surfait ou de faux, mais on est juste nous, en surface : ce qu’on montre, l’image que l’on voudrait donner.

Et le fameux moi en sous-marin, notre âme, notre coeur, notre esprit, les deux versions de ce moi qui n’en est qu’un, vous suivez? – sont reliés par notre enveloppe corporelle et souvent, les deux « moi » – non je ne suis pas schizo les amis – interfèrent ensemble.

Le lien entre tout ce charabia ?  Mon moi de surface va très bien, il est heureux, je pourrais vous parler des personnes géniales qui me soutiennent, des cours de communication qui me passionnent ou encore de mon adorable famille … 

Mais dans ce cadre tout beau tout joli, il y a mon moi de fond, qui est là, bien chiant à ramener sa fraise h24. J’ai essayé de le faire taire depuis longtemps, j’ai essayé de me défouler par écrit quelques fois, et après je reculais, je revenais à ce que j’étais mais ce que, à partir de ce soir, je ne veux plus être …

Je ne veux plus être cette fille complètement perchée à l’ouest, qui préfère la facilité de vivre dans son monde plutôt que dans la réalité.

Je ne veux plus être cette fille qui a peur des choses qui pourraient arriver et qui se questionne beaucoup trop sur tout et n’importe quoi et qui finit par gâcher certaines choses.

Je ne veux plus être cette fille qui s’inspire de ses souffrances passées comme base pour presque toutes ces créations. Suis-je capable de produire quelque chose de beau et de profond sans constamment ressasser mes plaies ?

Pourtant, vous savez, je n’ai pas vécu de guerres, je n’ai pas eu de grand traumatisme mais bon la douleur, ça ne se compare pas sur une échelle de Richter.

Je ne veux plus me plaindre et j’en ai marre d’essayer de survivre alors que ce que je devrais faire en l’état actuel des choses, c’est juste de vivre le moment présent, au mieux.

Je vais partager une petite anecdote avec vous : petite quand je tombais et que j’étais blessée, après chaque cicatrisation, je triturais encore la cicatrise jusqu’au sang, pour vérifier que j’arrivais à faire face à la douleur. 

Ce mécanisme de protection fonctionne encore aujourd’hui, d’un point de vue mental, je suis une sorte de forteresse volcanique. Ajoutez à cela une vive intelligence et une sensibilité émotionnelle exacerbée et vous obtiendrez un mélange bien instable et farfelu. 

Mais voilà, j’ai décidé, ce soir, que pour une dernière fois, je prendrais une décision honnête et sincère envers mon « moi-sous-marin » qui n’attend que cela, parce que je sature : triturer, une dernière fois, ces fameuses cicatrices, mettre tout à plat, pour (enfin) passer à autre chose et avancer !

J’essaierai de ne plus avoir peur, de ne plus reculer, de vider mes tripes par écrit, ici, peu importe qui me lit. De toute façon, je ne suis plus « cette fille là » alors de quoi avoir peur?

Pendant que nos peurs carabinées siègent dans l’esprit et nous pourrissent la vie, Le temps passe et ne nous attend pas. On verra bien ce qu’il restera de mon moi-tout-court quand j’aurai fini mon ménage émotionnel. Ecrire me permet de me rendre compte des choses, c’est en partie pour ça que j’écris.

Pour les personnes qui me connaissent et me lisent, vous apprendrez sûrement de nouvelles choses sur moi, mais je n’ai rien à cacher et même si mon histoire est ordinaire, j’ai besoin de la raconter. 

Elle vous rappellera peut-être la vôtre, elle réveillera peut-être certains de vos démons, mais c’est mon histoire. Et peu importe ce qu’il peut se passer, cette auto-censure me tue à petit feu, si je dois livrer toute ma vie sur le net, j’irais pas jusque là quand même^^ pour me sentir mieux et avancer, eh bien je le ferais. La fille se croit connue, de toute façon ma pauvre fille, qui te lit 😛

Voilà, cette année en Chine (oui j’y étais, ah je vous l’avais pas dit ?) m’a permis de me « rencontrer moi-même », maintenant, il faut s’apprécier soi-même, dresser un bilan de mon évolution car je m’en sens enfin le recul nécessaire. #RationnalitéChérieOblige

Après avoir vidé mon sac, et ça prendra le temps qu’il faudra, je ne sais pas à quoi m’attendre, je me surprends moi-même, mais au moins j’irais mieux. Parce qu’on préfère trop souvent reporter nos propres défauts sur ceux qui nous sont proches, pour ne pas voir nos propres démons. On a l’art aussi, de se chercher des excuses.

Ah oui j’écrirais à 40 ans ou 50 ans, quand j’aurai plus d’expérience, quand j’aurai plus de réseau, plus de choses à dire, quand je serais meilleure. Plus tard aussi, je publierais un vrai site spécialisé en conseil communication, et pas un blog amateur comme celui-ci … Plus tard, je serais journaliste.

Oui bien plus tard, plus tard, ma pauvre fille, tu attendras longtemps, parce que tout ça, c’est maintenant que ça se construit ! Chaque jour, un peu plus. Il faudra du courage, de la patience, pour se réformer, et admettre nos défauts, il faudra changer de paradigme, encore une fois, comme une chenille qui sort de son cocon, se renouveler, sans cesse.

Et le changement, ne se fait jamais sans efforts. 

Mais parfois on recule, la peur de l’échec ou celle du ridicule, de peur que les choses basculent.

J’veux pas savoir j’veux pas connaître la suite. La fin de l’histoire ne m’intéresse pas, me panique. Pourquoi ce qui parait ordinaire a des allures d’équilibre précaire ? Aux sempiternels « que choisir ? que faire ? »
Le silence qui s’en suit me désespère.

J’veux pas savoir j’veux pas connaître la suite. Merci mais l’issue n’est pas ce qui m’excite. Se convaincre des choses puis de leur contraire. Aller se paumer, et comment satisfaire Ce besoin du toujours plus, toujours plus vert
Un jour à l’endroit l’autre à l’envers.

J’veux pas savoir, pas qu’on m’explique
Que ce déroulement suit la logique
Qu’il faut que la transition opère
Un peu d’patience y’a rien d’autre à faire
Que plus tu freineras des quatre fers et plus tu en feras un enfer

Jveux pas savoir j’veux pas connaître la suite, mais soit je m’arrête, soit je m’implique. On voudrait bien qu’il arrive quelque chose, se résoudre à des fins, même à l’apothéose. Casser la routine pour que la roue tourne
Pas rater le tir et repartir pour un tour.

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Une réflexion sur “Humeurs & Saturation #Guimauve Acidulée

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