La vie … N’est que ce qu’elle est #Poésie


Il y a cette Terre.

Ces villes, ces pays, ces campagnes, ces Jardins,

Ces voitures, ces stations lavages, ces bistros, ces restos,

Ces hôtels, ces motels, ces bus et cette pluie.

Ces chaussures, ces cirques, ces clowns, ces fêtes foraines,

Avec ces barbe-à papa, vous savez,

Que l’on achète, sans manger, car elles sont trop sucrées.

Il y a ces espaces, ces vies, ces humains, ces Hommes, ces Femmes,

Cette école, ce métier, ce boulot, ce mariage, cette maison

Et tous ces meubles que l’on se force à acheter, en pensant que le bonheur se cache dans un salon,

orné d’une télévision.

Au loin, il y a le ciel, qui, peut importe les circonstances, les époques, les épisodes, surplombe l’horizon.

Il y a aussi les nuages qui berçent cette Terre, comme un doux cocon.

Il y a le soleil, qui peut importe le temps qui passe, ou bien les saisons qui trépassent, illumine l’espace.

Il y a des vies, des perceptions, des mondes, des obsessions, des envies.

Les devoirs et les responsabilités … ? Quelles frivolités !

Il y a l’oubli, l’ambition, l’émerveillement, la passion,

Il y a cette vie, si fragile et paradoxale,

Complexe et occidentale,

Voluptueuse et orientale,

Et enfin, il y a la mort,

La fin, le début, le but et le moyen,

Et Il y a ces petits instants volés, de lucidité acidulée,

Ces moments solitaires, que l’on happe doucement de la main, qui transcendent le destin.

Que l’on perçoit au fond de nous, mais qui, l’instant d’après, n’existent plus.

S’éclipsant comme des bulles de savon, s‘envolant comme un papillon,

S’écrasant comme un insecte insignifiant, mais pas pour le moins inexistant, 

De loin, ou de près, il y a une certaine tristesse et un manque,

Une mélancolie toujours présente,

Marque d’une vie antérieure passée, souvenirs d’une spiritualité non étanchée,

Et puis, l’appel éprouvé de cet amour infini envers l’Unique,

Que rien, ni personne, ne saurait déloger de cette place privilégiée,

Là en mon cœur définitivement meurtri,

Par la réalité trop palpable de cette vie,

Par l’impuissance de notre condition d’abeilles errantes à la recherche de toujours plus de miel. Là, au plus près, où rien, ni même l’oubli, ne saurait déroger à l’appel de l’innéité première,

Etrange, présente, profonde,

Si lointaine et pourtant familière,

De l’âme qui m’a été confiée,

Et qui retrouvera le chemin d’elle-même, vers sa destinée,

Quelles que soient les chaînes des corps terrestres habités,

Vers la douce lumière réconfortante de l’Eternel tu retourneras,

Et ta place au sein de l’équilibre universel,

Tu retrouveras.

Radjaa

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