Le château des âmes (Partie 2) #Récit Fictif


Récit fictif qui me trotte dans l’esprit depuis quelques temps. A noter : dès les premières lignes, oubliez tout et entrez dans une nouvelle dimension. La seule chose qui définit mes personnages est le nom que je leur aurai attribué.On parle d’âmes donc pas de description physique à donner. Libre à vous d’imaginer ce que bon vous semble 🙂

Partie 1 ici 

« Je ferme les yeux dans mon esprit et puis je les rouvre, en observant vers le haut plafond aux voûtes entrelacées en arcades. Une certitude ? Je suis bien réelle mais je ne suis pas dans ma réalité. Je lis les noms qui dansent sur les portes, sans les voir. Je ressens sans voir. J’écoute sans entendre. Je palpe sans toucher. Je m’imprègne sans m’attacher. Et je comprends. Tout est plus lucide. Plus beau, plus clair. Plus fort aussi. Beaucoup plus fort.Beaucoup trop fort. Trop fort pour moi. »

 Mais la voix revient et chuchote encore « Ne t’en va pas. »

Cette présence m’intrigue. Je reste donc. Je m’imagine les yeux clos, assise à même le sol, sur ce tapis, dans ce château perdu.

Ce château qui n’existe peut-être que dans mon esprit.

Je ressens trop de choses. Trop d’ondes, trop de vibrations contradictoires. J’ouvre les yeux lentement et je reste là. Le regard perdu dans le vide et l’esprit accroché dans un espace-temps indéfini. Je suis là et en même temps si loin de tout. C’est dans cet état second, ce degré de lucidité si intense, que je prends encore plus conscience de ce que je suis. Et en même temps, j’observe ses milliers de portes qui semblent vibrer d’une vie qui leur est propre. Les noms d’hier, sont toujours les mêmes. Les lettres sont entrelacées en une écriture fine, argentée. La première lettre de chaque prénom est transcrite en écriture gothique. 

Chaque porte semble muée d’une énergie spéciale, comme si un vortex changeant habitait chaque porte. Chaque porte possède sa propre palette de couleurs, unique et étrange. 

Je veux rester dans cet état de lucidité qui me permet de tout voir, d’en haut. Mais plus je veux m’y accrocher, plus cet état d’esprit se dissipe. 

Et je me retrouve perdue et seule.

Encore et toujours seule.

Dans ce château si vaste. 

La solitude me loge dans ses ailes argentées, Je m’y installe et m’y perds.

C’est si facile. Même si je ne sens pas le sol, je peux me visualiser moi-même. Ici ou là-bas. 

Ma chevelure rousse étalée en auréole autour de moi, comme des éclairs ou des flammes voulant s’échapper.

Ma robe vert sombre est éparpillée. Je me laisse alors choir, au sol, ou au ciel. 

Entre les deux. A la fois libre et enchaînée. Libre de ma pensée mais enchaînée aux choses que je ne comprends pas.

Mon collier d’améthyste que je n’avais pas vu depuis un bon moment, apparaît et scintille. C’est la seule chose rassurante dans cet espace si étrange. Je me laisse aller et je sombre. Comme si je me noyais dans mes propres nébuleuses. Je referme les yeux et allongée sur toute ma longueur, sur ces dalles froides, glacées, et ce tapis rouge qui me nargue, que je me laisse choir. Lessivée. Lascive. Langoureuse, je me perds dans les ténèbres. 

Fait-il nuit d’ailleurs ? Je n’ai toujours pas vu la lumière du jour traverser les vitraux de cette demeure macabre.

Mon corps, ou mon âme, se fait de plus en plus lourd. Je ne sens plus mes membres. Je suis comme paralysée. Mais je sais que si je le voulais, je pourrai me relever et aller explorer les portes ou bien encore revenir sur Terre. 

Mais je n’en ai pas envie. Pas maintenant. 

C’est trop tôt. Beaucoup trop tôt. 

Alors je somnole et quand je sens que tout va pourtant si bien. Quelque chose change. Imperceptiblement. 

Le tapis rouge s’éloigne de moi, et je me rends compte que je plane, littéralement. 

Ma tête a basculé en arrière et le roux flamboyant de mes cheveux contraste sur ma robe verte aux nuances turquoises.

Mon collier est toujours là, il se détache de ma gorge et brille de plus belle. Comme si une main invisible le retenait contre ma volonté.

J’entends cette voix qui revient et qui commence à m’énerver au plus haut point « Etrange mais familier n’est-ce pas ? »

  • « Qui êtes-vous ? Etes-vous réel ? Que faites-vous ici ? »
  • « Tant de questions et si peu de réponses… «  Dit-il d’un air taquin.  » Tu n’as pas à savoir qui je suis. Et puis ceci peut être réel comme irréel. Possible ou impossible … Relatif ou abstrait … »
  • « Comment cela, je ne peux pas savoir qui vous êtes ! Pourtant, vous êtes bien là non ? Comment avez-vous fait pour entrer ? »
  • « Les réponses que tu cherches sont dans tes questions. Je suis là car tu le veux. »
  • « Je n’ai laissé entrer personne. La preuve étant, vous étiez là avant moi. Et vous semblez tout mieux comprendre que moi. Comment aurai-je pu laisser entrer quelqu’un que je ne connais même pas ? »
  • « Et toi sait-tu seulement qui tu es ? As-tu un nom ? »
  • « Dialogue absurde … Vide de sens … Je repars là où tout semble plus rationnel. Je n’ai pas la force de poursuivre aujourd’hui. Laissez-moi à ma torpeur savoureuse. Mon prénom est Xerya. »

Retour sur Terre …

La suite demain 🙂

Alors, cela vous semble-t-il un peu plus clair ou au contraire, encore plus tiré par les cheveux ? Tout prendra bientôt son sens ne vous en faites pas haha 

Radjaa

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2 réflexions sur “Le château des âmes (Partie 2) #Récit Fictif

  1. Pingback: Le château des âmes (Partie 3) #Récit Fictif | Plume d'Ameth

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