Le château des âmes (Partie 1) #Récit Fictif


Récit fictif qui me trotte dans l’esprit depuis quelques temps. En lien avec quelques textes plus personnels que je ne partagerai pas ici #Enchevêtrement des âmes. Bref, trêve de blabla. A noter : dès les premières lignes, oubliez tout et entrez dans une nouvelle dimension. La seule chose qui définit mes personnages est le nom que je leur aurai attribué.On parle d’âmes donc pas de description physique à donner. Libre à vous d’imaginer ce que bon vous semble 🙂

Je marche … Je marche et le temps passe.

Je ne sais plus depuis combien de temps je marche, ni comment tout ceci a commencé.

D’ailleurs, ceci existe-t-il vraiment ?

Et puis, je ne sens rien, je ne palpe pas grand chose, alors peut-on vraiment appeler cela « marcher »?

En tout cas, j’avance.

Ou peut-être que je recule ? Ou encore, que je stagne ?

Je suis dans un espace-temps inconnu, la seule chose dont je sois sûre c’est que j’existe et que tout est blanc autour de moi.

Le néant ? L’entre-deux des mondes ? L’espace ? Suis-je morte ?

Je ne sais pas.

Mais plus j’essaie de savoir, plus la chose m’échappe. Pourtant, je n’aime pas les récits métaphysiques. Mais si je prends note de ce que je vis là, cela prouve-t-il que je le vis vraiment ?

J’essaie de voir mes mains, mais je ne vois rien.

J’essaie d’ouvrir mes yeux, mais l’image reste la même.

Peut-être que c’est à moi de décider où je veux aller pour y accéder.

« Elle commence enfin à comprendre. » Chuchote une voix au timbre clair.

Alors je visualise un endroit, un lieu où tout semble si bien rangé  : un château.

Les contours se dessinent devant moi et se précisent lentement.

Mais suis-je dans un délire subtil ? Est-ce l’invention de mon esprit ? Après tout, tout le monde vit et perçoit les choses comme on veut le croire et non pas comme les choses le sont en réalité.

J’entre dans le château et je le reconnais. C’est bien lui.

C’est bien là où j’ai toujours voulu être.

Et ce n’est pas la première fois que j’y entre. Ce château m’est familier.

Les couloirs semblent anodins, décor et ornements datant de mon époque préférée : époque Victorienne.

Chaque couloir est parcouru de nombreuses portes.

Chaque porte a une couleur, une nuance différente.

Certaines portes sont ouvertes. D’autres sont entrouvertes ou fermées. 

Après avoir essayé d’en ouvrir quelques unes, je comprends que je n’ai pas la clé pour toutes les ouvrir.

« En effet, chaque porte, possède une clé, unique » Me murmure la voix de nouveau.

Mon corps (ou bien devrais-je dire mon âme étant donné que je vois rien et que mon corps n’est pas palpable) est parcouru de frissons.

Même quand j’essaie de souffler sur les bougies blanches qui ne semblent pas fondre malgré les secondes qui passent, je ne sens rien. Même quand je lisse la porte en face de moi, de la main. Je ne sens rien.

Ma main d’ailleurs que je ne sens, ni que je ne vois, est-elle vraiment là ?

Je tente alors de m’approcher de la bougie, et j’observe la flamme.

Elle tressaute et réagit mais quand je veux la toucher et mettre la main au feu littéralement. Je ne sens rien.

« Observe autour de toi. Et fait ce que tu sais le mieux faire, ressens et écoute tout ce qu’il y a autour de toi. Ne réfléchis pas. Tu comprendras. »

Le murmure de la voix est passé à un timbre encore plus doux. Dérangeante. Déstabilisante. Comme de la soie qui enrobe. Si douce, mais qui glisse, qui s’échappe … C’est une voix masculine.

Mais comment puis-je l’entendre, si je ne peux même pas toucher le feu, ni sentir mes pas sur le sol ?

Et puis cette voix me semble bien trop doucereuse pour être fiable, qu’elle soit réelle ou abstraite.

Je l’écoute donc, de toute façon, c’est ce que j’allais faire.

Je ferme les yeux dans mon esprit et puis je les rouvre, en observant vers le haut plafond aux voûtes entrelacées en arcades.

Une certitude ? Je suis bien réelle mais je ne suis pas dans ma réalité.

Je lis les noms qui dansent sur les portes, sans les voir.

Je ressens sans voir.

J’écoute sans entendre.

Je palpe sans toucher.

Je m’imprègne sans m’attacher.

Et je comprends.

Tout est plus lucide.

Plus beau, plus clair.

Plus fort aussi.

Beaucoup plus fort.

Beaucoup trop fort.

Trop fort pour moi.

Je reviens sur Terre …

Récit à suivre demain soir !

Je n’avais pas prévu qu’il soit réparti en plusieurs parties mais je crois que ça sera nécessaire et plus efficace aussi 🙂

Des questions ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous compris quelque chose à mon charabia métaphysique ? Belle soirée !

Radjaa

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6 réflexions sur “Le château des âmes (Partie 1) #Récit Fictif

  1. Pingback: Le château des âmes (Partie 2) #Récit Fictif | Plume d'Ameth

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