Quelques pensées, de l’autre bout du monde #Réflexion


Dans cet article, je ne parlerai pas de mon expérience en Chine. Mais d’autre chose, d’un peu plus sérieux. 

On occulte souvent ce sujet, par protection ou bien par peur … On en parle peu et pourtant, il s’agit d’une vérité. Aussi clair que le soleil se lève chaque matin et que la lune inonde le ciel, nous rendrons tous l’âme le moment venu … La mort, en soit ne fait pas vraiment peur, ce qui nous effroi, c’est plutôt la symbolique qu’elle renvoie (que ce soit d’un point de vue mythologique ou théologique) La peur de l’inconnu, de ce qu’il y a ou non après et surtout de la séparation avec les personnes que nous aimons et avec ce que nous avons toujours connu …

Pourquoi j’en parle maintenant ? Car J’ai appris qu’un auteur que j’avais rencontré à maintes reprises, à rendu l’âme. Je le présente en tant qu’auteur car je l’ai rencontré dans ce cadre là. Mais, plus qu’un simple auteur, c’était une belle personne, quelqu’un qui inspire la confiance et quelqu’un de vrai. Vous allez me dire, mais, comment peut-on être quelqu’un de faux ? Oui ça arrive …

En tout cas, Yal Ayerdhal était quelqu’un de respectueux, qui inspirait la bienveillance, dont le regard pétillait et qui lisait en vous la personne que vous êtes, par delà les apparences, l’humain qui se cache derrière la carcasse. Pour le peu de discussions que j’ai pu avoir avec lui et son adorable compagne Sara, je me souviens de ce qui m’a marqué chez eux et je pense que ces trois expressions pourraient bien les décrire : Originalité Assumée, Persévérance bien rodée et Humour bien dosé.

Je les ai rencontrés une fois aux Oniriques de Meyzieu, une autre fois aux Quais du Polar et à une autre rencontre littéraire également. J’avais retenu ces quelques phrases de Ayerdhal : 

  • De tous les arts, le seul qui n’est pas compris par les animaux est la littérature.
  • La S.F. ne fait pas de rêves ni dans le présent, ni dans le futur, elle fait juste réfléchir sur les possibilités.
  • Comment écrire ce que tout le monde sait déjà et être visible ? – Ayerdhal

Je sais bien que je ne suis pas la mieux placée pour en parler. Certaines personnes pourront même trouver cela déplacé, mais le coeur éprouve parfois le besoin de s’exprimer. Ainsi, avec tout mon respect aux familles et aux proches de Yal et Sara, je partage quelques vers, car le langage des émotions nous dépasse. Ses romans, son travail et la personne qu’il a été, parleront toujours et encore, pour lui. Bonne fin de lecture et qu’Il Puisse Reposer en Paix. Sincèrement.

De l’autre côté du monde, Je pense, je me questionne, 

Et mon coeur danse, Valse,

En tanguant, avec un arrière-goût de je-ne-sais-quoi et des relents 

Sur le sens, du soleil levant et de La Vie,

Cette mégère, qui nous sert ses plats chauds pimentés,

Mais ne nous dit pas le fin mot sur l’histoire de l’Humanité,

La vérité c’est qu’au delà de nos prétentions, de nos acquisitions et positions,

Nous ne sommes que poussière,

S’en souvenir, s’en rappeler et s’en rendre compte, 

Avoir un pincement au coeur, prendre conscience de l’égoïsme humain,

Car même si nous sommes loin, le monde ne cesse pas de tourner, 

Et c’est en vain, que nous sommes emprisonnés, dans notre petit confort quotidien;

Et pendant que de Belles âmes s’envolent, d’Autres esprits forts puisent leur force en eux-mêmes pour rester debout,

En mémoire au passé vécu, 

Aux moments qui auront survécu,

Et aux souvenirs qui referont sans cesse surface,

Il est ironique de constater, comme l’Homme oublie

Et ne se rappelle que lorsqu’un événement soudain, sévit

Ne prenons pas nos vies comme acquises,

Mais vivons-les comme des choses promises,

Sans regrets, sans soumission, ni rejet,

Car nous garderons toujours en souvenir, les personnes qui nous ont marqué,

Un passage, un sourire, un visage, une conversation, un moment suspendu dans le temps,

Entre temps, une chauve-souris envolée, une araignée accrochée, un monde écroulé

Je ne sais pas comment finir ce poème, 

Je ne pense même pas trouver une chute convenable,

A vous de voir ce qui serait souhaitable,

Car il est regrettable, de ne pouvoir rien faire pour améliorer les choses,

Des choses, qui ainsi, font partie du cycle tortueux de la vie.

Des épreuves, du bonheur, de l’amour et du temps pour panser ses blessures.

RIP Ayerdhal

Radja (Ameth)

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3 réflexions sur “Quelques pensées, de l’autre bout du monde #Réflexion

  1. très bel hommage. A part les proches il n’y a que les vrais admirateurs qui savent décrire les sentiments envers un disparu. Ce n’est pas parce que l’on ne connait pas intimement une personne qu’on peut l’aimer moins. J’ai un ami dont la maman était comédienne et je l’ai peu croisé mais c’était quelqu’un de bien, sa mort m’a vraiment touchée. et la princesse Diana alors j’ai pleuré à chaude larmes…quand on est sensible et humain voir la bonté et la beauté des gens nous émeux. Qu’on aime un art ou non la beauté d’une personne se voit et on doit lui rendre hommage. La vie est une garce car elle fait toujours partir les bons, les vrais, les gentils en premier alors que tant de connard sont la semble t il éternellement… enfin… RIP

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