Explication extrait texte de Bergson – Matière et Mémoire – 1896


Petit podcast pour mieux comprendre l’extrait de Bergson qui suit.

Attention, ceci n’est pas un commentaire de texte philosophique mais juste une explication du texte.

Cet audio à relier avec la Méthode du Commentaire de Texte Philosophique 

[…]Notre répugnance à concevoir des états psychologiques inconscients vient surtout de ce que nous tenons la conscience pour la propriété essentielle des états psychologiques, de sorte qu’un état psychologique ne pourrait cesser d’être conscient, semble-t-il, sans cesser d’exister. Mais si la conscience n’est que la marque caractéristique du présent, c’est-à-dire de l’actuellement vécu, c’est-à-dire enfin de l’agissant, alors ce qui n’agit pas pourra cesser d’appartenir à la conscience sans cesser nécessairement d’exister en quelque manière. En d’autres termes, dans le domaine psychologique, conscience ne serait pas synonyme d’existence mais seulement d’action réelle ou d’efficacité immédiate, et l’extension de ce terme se trouvant ainsi limitée, on aurait moins de peine à se représenter un état psychologique inconscient, c’est-à-dire, en somme, impuissant. Quelque idée qu’on se fasse de la conscience en soi, telle qu’elle apparaîtrait si elle s’exerçait sans entraves, on ne saurait contester que, chez un être qui accomplit des fonctions corporelles, la conscience ait surtout pour rôle de présider à l’action et d’éclairer un choix. Elle projette donc sa lumière sur les antécédents immédiats de la décision et sur tous ceux des souvenirs passés qui peuvent s’organiser utilement avec eux ; le reste demeure dans l’ombre.

Matière et Mémoire extrait, Bergson

Ameth

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7 réflexions sur “Explication extrait texte de Bergson – Matière et Mémoire – 1896

  1. Pingback: Méthode Commentaire De Texte – Philosophie | Plume d'Ameth - Lectures philoloufoques

    • Bonjour, merci pour votre question et veuillez m’excuser du retard. Je ne suis pas prof de philosophie mais je peux partager avec vous ma réflexion personnelle, j’espère que cela vous aidera.
      Quand on parle de la pensée du corps, il s’agit d’après ce que j’en comprends, de la façon dont le corps réagit cf la mémoire corporelle.
      Et quand on parle de la pensée du cerveau, il s’agit du mécanisme de pensée cérébrale qui fait que l’on pense.
      La question que vous posez met en lumière le complexe entre corps-esprit : pensée « instinctive du corps » ou pensée « cérébrale et réfléchie »
      A mon sens les deux types de pensée vont de pair : on ne peut pas dissocier le corps de l’esprit.
      Quant au type de pensée le plus rapide, cela dépend des situations, si vous vous brûlez le corps réagira instinctivement donc c’est la mémoire/pensée du corps qui ira plus vite.
      A l’inverse pour une autre activité, il s’agira plus de l’esprit.
      Attention, la pensée la plus rapide, n’est pas forcément la plus efficace.

  2. bonjour, je sais que c’est question va être vraiment stupide et je m’en excuse en avance…! comment faire pour se poser les bonnes questions?, se questionner?,réfléchir etc?; car personnellement par exemple en philosophie je n’arrive pas à me poser des questions alors que pourtant… c’est quelque chose qui m’intéresse un minimum…..

    • Bonjour, merci pour ton commentaire.
      En fait il n’y a pas de méthode précise pour se poser des questions en philosophie.
      Peut-être que ce qui te bloques c’est justement de voir cette manière de façon scolaire avec des thèses, des auteurs etc ?
      Alors que s’il n’y a qu’une chose à retenir c’est que la philosophie c’est l’art de se poser des questions sur le monde et soi, même si elles paraissent simples. Et les enfants sont de vraies philosophes au sens de la curiosité et de l’étonnement qu’ils ont au sujet du monde. J’espère que cette autre vision des choses t’aura un peu éclairé… N’hésites pas à me contacter par email si tu as des questions plus précises ou via le formulaire de contact, je ferais au mieux pour t’aider !
      Bon courage !
      Radjaa

  3. Bonjour cher professeur, je suis TOURE Francis. J’aimerais ce que voudrait dire la phrase suivante: « notre répugnance à concevoir des états psychologiques inconscients viebt surtout de ce que nous tenons la conscience pour la propriété essentielle des états psychologiques »

    • Bonjour,
      Cette phrase signifie que
      on pense souvent qu’il est difficile d’imaginer qu’un état de l’esprit pourrait être inconscient car on croit qu’en général la conscience est la base de nos états psychologiques donc elle doit être conscience et lucide sinon cela remettrait en cause notre manière d’être de de voir le monde.
      Vous comprenez mieux ?
      Au besoin vous pouvez aussi me contacter par email radjaabdel@yahoo.com 🙂
      Bon courage !

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